Dernière modification le 13-9-2026 à 15:31:20
Chronologie du savoir scientifique et politique sur les dérèglements environnementaux et climatiques, du XIXe siècle à aujourd’hui.
Page évolutive — première version : 17 juin 2018.
Pourquoi cette page
On entend souvent, pour excuser l’inaction climatique, l’argument de l’ignorance : « on ne savait pas ». Cette page rassemble, dans l’ordre chronologique et avec leurs sources, les jalons scientifiques et politiques qui montrent le contraire. Depuis la fin du XIXe siècle, les effets de la combustion des énergies fossiles sur le climat ont été calculés, mesurés, confirmés, et portés jusqu’aux plus hauts niveaux de décision — y compris à l’intérieur des grandes compagnies pétrolières elles-mêmes. Ce qui a manqué, à chaque étape, ce n’est pas le savoir. C’est la décision d’agir en conséquence.
Cette chronologie n’épuise pas le sujet et n’a pas vocation à le faire une fois pour toutes : elle est pensée pour être complétée au fil du temps, à mesure que de nouveaux jalons s’ajoutent. Elle commence par un détour volontaire avant le XIXe siècle : des formes plus anciennes de conscience environnementale, en philosophie et dans plusieurs traditions religieuses, qui ne portent pas sur le climat au sens moderne mais montrent que l’idée d’une nature vulnérable à l’action humaine n’est pas une invention récente.
Avant le XIXe siècle — repères philosophiques et religieux
Le savoir scientifique sur le changement climatique documenté dans la suite de cette page est récent : il commence avec Arrhenius, à la toute fin du XIXe siècle. Mais la conscience que l’activité humaine peut abîmer durablement son environnement — déforestation, épuisement des sols, disparition de sources — est beaucoup plus ancienne, et documentée dans des textes philosophiques et religieux de plusieurs civilisations. Ces textes ne portent pas sur le climat au sens moderne : ils constatent des dégradations locales et en tirent des règles de prudence ou des mises en garde morales. Ils ne remplacent pas la science et ne relèvent pas de la même méthode — ce sont des textes normatifs ou philosophiques, pas des mesures — mais ils montrent que l’idée d’une nature vulnérable à l’action humaine n’est pas une invention du XXe siècle.
Grèce antique. Dans le dialogue Critias (IVe siècle av. J.-C.), Platon décrit les collines de l’Attique jadis boisées, aujourd’hui dénudées, et relie explicitement cette disparition des forêts à l’érosion des sols et à la perte des sources et des cours d’eau qui, selon lui, existaient auparavant en abondance grâce à la couverture forestière [P1].
Chine ancienne. Dans le Mengzi (Mencius), au IVe siècle av. J.-C., le philosophe confucéen utilise l’image de la montagne Ox, autrefois boisée puis dénudée par les coupes répétées et le pâturage continu du bétail, comme métaphore : ce n’est pas la nature du lieu qui est mauvaise, mais l’exploitation excessive qui l’a dégradée [P2].
Inde ancienne. L’Arthashastra de Kautilya (autour du IIIe siècle av. J.-C.) fait de l’entretien de forêts royales protégées un devoir de bon gouvernement, avec des sanctions prévues contre la pollution et la destruction de la faune et de la flore [P3]. Un siècle plus tard, les édits de l’empereur Ashoka (IIIe siècle av. J.-C.) instaurent une protection explicite des animaux et ordonnent la plantation d’arbres et le creusement de puits le long des routes, « pour le bénéfice des hommes et des animaux » [P4].
Traditions religieuses. Le judaïsme formule dans le Deutéronome (20:19-20) le principe dit du bal tashchit : même en temps de siège, il est interdit de couper les arbres fruitiers pour construire des fortifications — seuls les arbres non productifs peuvent l’être. Ce commandement militaire précis s’est ensuite élargi, dans la tradition rabbinique, en principe général contre le gaspillage et la destruction inutile [P5].
L’islam formule un principe voisin dans la pratique rapportée du premier calife, Abou Bakr, qui interdisait à ses armées de couper les arbres fruitiers en campagne (rapporté dans le Muwatta de l’imam Malik). Le Coran développe par ailleurs les notions de mizan, l’équilibre cosmique que l’humain ne doit pas rompre (sourate Ar-Rahman, 55:7-9), et de khalifa, la responsabilité de gérance confiée à l’humain sur Terre (sourate Al-Baqara, 2:30) [P6].
En Inde, la tradition hindoue des Bishnoi, qui tiennent l’arbre khejri pour sacré, a produit l’un des épisodes les mieux documentés de résistance à la déforestation avant l’ère moderne : en septembre 1730, à Khejarli (Rajasthan), 363 villageois bishnoi menés par Amrita Devi sont tués en s’interposant contre des bûcherons envoyés par le maharaja de Jodhpur pour fournir du bois à son palais. Le souverain, informé du massacre, présenta ses excuses et exempta durablement le village de toute réquisition de bois [P7].
Amérique du Nord. La pensée politique haudenosaunee (iroquoise), transmise oralement dans la Grande Loi de la Paix, est souvent résumée par le principe dit « de la septième génération » — peser l’effet de toute décision sur sept générations futures. Point de prudence : cette formulation précise n’apparaît pas telle quelle dans les transcriptions écrites connues de la Grande Loi ; elle constitue une cristallisation plus récente, portée notamment par des chefs comme Oren Lyons (nation onondaga), d’un principe de responsabilité envers les générations futures bien attesté par ailleurs dans la tradition orale [P8].
Le débat académique moderne. En 1967, l’historien des sciences Lynn White publie dans la revue Science un essai resté célèbre et disputé, « The Historical Roots of Our Ecologic Crisis ». Il y soutient que la tradition chrétienne occidentale, en désacralisant la nature et en l’assignant à l’usage exclusif de l’homme, a fourni un cadre culturel favorable à son exploitation sans limite — tout en proposant, à l’inverse, la figure de saint François d’Assise comme modèle chrétien alternatif de fraternité avec le vivant. Cette thèse a été largement discutée et contestée depuis par les historiens des religions ; elle reste un point de départ obligé de tout débat sur les rapports entre traditions religieuses et crise écologique [P9].
Ces jalons ne relèvent pas de la même méthode que la science du climat exposée plus bas : ce sont des textes normatifs ou philosophiques, pas des mesures. Mais ils rappellent que la question de la limite entre usage et destruction de la nature est posée, sous des formes variées, depuis au moins vingt-quatre siècles — bien avant qu’elle devienne, avec Arrhenius, une question scientifique quantifiable.
XIXe siècle — les fondations scientifiques
En 1896, le physicien et chimiste suédois Svante Arrhenius publie le premier calcul quantitatif de l’effet du CO2 atmosphérique sur la température du sol, dans « On the Influence of Carbonic Acid in the Air upon the Temperature of the Ground » [1]. Il établit qu’un doublement du CO2 atmosphérique réchaufferait sensiblement le climat terrestre — un résultat qui, dans ses grandes lignes, tient toujours aujourd’hui.
En 1938, l’ingénieur britannique Guy Stewart Callendar est le premier à relier explicitement l’augmentation des émissions de CO2 d’origine humaine à la hausse des températures déjà observée, dans un article présenté à la Royal Meteorological Society [2].
L’après-guerre — la mesure s’installe
En 1957, les scientifiques américains Roger Revelle et Hans Suess publient dans la revue Tellus une étude désormais considérée comme fondatrice, montrant que les océans n’absorbent pas indéfiniment le CO2 émis par l’homme et que celui-ci s’accumule durablement dans l’atmosphère [3].
L’année suivante, en 1958, Charles David Keeling débute au sommet du Mauna Loa, à Hawaï, la mesure continue de la concentration de CO2 atmosphérique. La courbe qui porte son nom, jamais interrompue depuis, est la preuve directe et continue de l’augmentation du CO2 d’origine humaine [4].
1962 — la prise de conscience publique
La publication de « Silent Spring » (« Le Printemps silencieux ») par la biologiste Rachel Carson, en septembre 1962, documente les effets destructeurs des pesticides de synthèse sur les écosystèmes. Le livre déclenche, aux États-Unis puis ailleurs, un mouvement environnemental grand public qui dépasse la seule question climatique [5].
Le tournant des années 1970
Plusieurs jalons se succèdent en quelques années, qui installent la question environnementale dans l’agenda politique international :
Le 22 avril 1970 a lieu le premier Jour de la Terre aux États-Unis, mobilisant environ 20 millions de personnes [6].
En juin 1972 se tient à Stockholm la Conférence des Nations unies sur l’environnement humain — la première conférence de l’ONU consacrée à l’environnement. L’économiste britannique Barbara Ward et le microbiologiste René Dubos y présentent un rapport officieux préparatoire, « Only One Earth » (« Une seule Terre »), qui pose déjà les bases d’une pensée systémique des limites de la planète [7].
La même année, le Club de Rome publie « Halte à la croissance ? » (« The Limits to Growth »), dirigé par Donella et Dennis Meadows : une modélisation informatique des interactions entre croissance démographique, industrialisation, pollution et ressources finies, qui popularise l’idée de limites planétaires [8].
En 1973, le premier choc pétrolier rappelle brutalement aux économies industrialisées leur dépendance aux énergies fossiles — sans toutefois, à ce stade, déboucher sur une politique climatique en tant que telle.
1977 — l’alerte arrive simultanément à l’industrie et à la Maison-Blanche
Cette année-là, deux avertissements distincts et indépendants atteignent au même moment les plus hauts niveaux de décision, aux États-Unis, côté industrie et côté gouvernement.
En interne chez Exxon, le scientifique James F. Black présente à la direction de la compagnie une synthèse claire : la combustion des énergies fossiles réchauffe la planète, et il existe un accord scientifique général à ce sujet. Il estime alors qu’il reste « cinq à dix ans » avant que des décisions cruciales sur la stratégie énergétique deviennent urgentes. Ce document, resté confidentiel pendant près de quatre décennies, a été mis au jour par l’enquête d’InsideClimate News en 2015 [9].
Au même moment, à la Maison-Blanche, Frank Press, conseiller scientifique du président Jimmy Carter, adresse une note intitulée « Release of Fossil CO2 and the Possibility of a Catastrophic Climate Change » (« Le rejet de CO2 fossile et la possibilité d’un changement climatique catastrophique »). Il y écrit que l’augmentation du CO2 pourrait provoquer un réchauffement global de 0,5 à 5°C, et que « l’urgence du problème vient de notre incapacité à basculer rapidement vers des sources d’énergie non fossiles une fois que les effets climatiques deviendront perceptibles, peu après l’an 2000 » [10].
Malgré cette double alerte, la priorité politique affichée par l’administration Carter reste la sécurité de l’approvisionnement énergétique, avec un recours accru au charbon.
1979 — la science se consolide, les symboles s’installent
En mai 1979, à la demande de Frank Press, la National Academy of Sciences réunit un groupe d’experts dirigé par le météorologue Jule Charney. Leur rapport, publié après une session de travail à Woods Hole fin juillet 1979, conclut à une sensibilité climatique de 3°C (± 1,5°C) pour un doublement du CO2 atmosphérique — une estimation restée remarquablement stable dans les évaluations scientifiques des quatre décennies suivantes [11].
La même année, le géophysicien Gordon MacDonald contribue au rapport du groupe JASON sur l’impact à long terme du CO2 sur le climat, qui alerte à son tour les autorités américaines [12].
C’est en 1979 — et non en 1977, comme parfois indiqué de mémoire — que des panneaux solaires sont installés et inaugurés symboliquement sur le toit de la Maison-Blanche par le président Carter, présentés comme un signal en faveur des énergies renouvelables. Ils seront retirés en 1986, sous l’administration Reagan [13].
1988 — la bascule politique internationale
Le 23 juin 1988, le climatologue de la NASA James Hansen témoigne devant le Sénat américain, en pleine caniculeLes canicules, périodes de quelques jours à quelques semaines voire mois de chaleur anormale sur une large zone géographique, avec une diminution de la différence de température jour-nuit. Elles peuvent se caractériser par une forte humidité atmosphérique, dans des régions océaniques, ou par une forte sécheresse dans les régions continentales.
La canicule est provoquée par un blocage météorologique qui maintient cette situation sur une longue période., et affirme qu’il est « certain à 99% » que le réchauffement observé est d’origine humaine et non naturelle. Ce témoignage, largement relayé par la presse, marque un tournant dans la perception publique du sujet aux États-Unis [14].
La même année, le 6 décembre 1988, l’Assemblée générale des Nations unies (résolution 43/53) entérine la création du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIECLe GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) est une organisation qui a été mise en place en 1988, à la demande du G7 (groupe des 7 pays les plus riches : USA, Japon, Allemagne, France, Grande Bretagne, Canada, Italie). La version anglaise de cet acronyme est IPCC (The Intergovernmental Panel on Climate Change).), fondé conjointement par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) [15].
1992 — le Sommet de la Terre de Rio
Le Sommet de la Terre de Rio — officiellement la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement (CNUED) — se tient à Rio de Janeiro du 3 au 14 juin 1992. Il aboutit à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), premier traité international posant l’objectif de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre [16].
1997 — le protocole de Kyoto
Adopté le 11 décembre 1997 lors de la COP3, le protocole de Kyoto est le premier traité international à fixer des objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés [17].
2015 — l’accord de Paris
Adopté le 12 décembre 2015 lors de la COP21, l’accord de Paris fixe l’objectif de contenir le réchauffement « bien en dessous de 2°C », si possible à 1,5°C, par rapport aux niveaux préindustriels [18].
2018 — le rapport du GIEC sur 1,5°C
En octobre 2018, le GIEC publie un rapport spécial montrant que les conséquences entre 1,5°C et 2°C de réchauffement diffèrent radicalement en gravité, et qu’atteindre l’objectif le plus ambitieux suppose une réduction rapide et profonde des émissions mondiales dès la décennie suivante [19].
2023 — COP28, première mention explicite des énergies fossiles
En décembre 2023, à Dubaï, la COP28 aboutit pour la première fois de l’histoire des négociations climatiques de l’ONU à un texte appelant explicitement à une « transition hors des énergies fossiles » (« transitioning away from fossil fuels ») — un langage jusque-là toujours évité dans les textes finaux [20].
2025 — COP30 à Belém : l’écart entre savoir et action se referme peu
En novembre 2025, la COP30 de Belém aboutit à un accord sur le financement climatique (1300 milliards de dollars par an visés d’ici 2035, triplement des financements pour l’adaptation), mais sans engagement explicite de sortie des énergies fossiles : plus de 80 pays, dont le Brésil hôte, avaient pourtant soutenu une feuille de route en ce sens, retirée du texte final dans les dernières heures de négociation. Le président de la COP• Coefficient de performance : Mesure l’efficacité d’une pompe à chaleur. COP 3 = 1 kWh d’électricité → 3 kWh de chaleur fournie.
• Acronyme de Conference of Parties, ou “Conférence des Parties” en français. Les COP sont des réunions annuelles entre les pays signataires de la Convention climat de l'ONU, de son nom complet la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC)
a lui-même reconnu que l’ambition du texte restait en deçà de ce qu’espéraient de nombreuses délégations [21].
Ce que montre cette chronologie
Entre le calcul d’Arrhenius en 1896 et la COP30 de Belém en 2025, cent trente ans se sont écoulés. Le mécanisme physique de l’effet de serre était compris dès la fin du XIXe siècle. L’accumulation humaine de CO2 était mesurée dès 1957. Le risque était formulé, dans les mêmes termes qu’aujourd’hui, simultanément par une multinationale pétrolière et par la Maison-Blanche dès 1977. La sensibilité climatique était quantifiée avec précision dès 1979. Et pourtant, près de cinquante ans après ces alertes concordantes, les négociations internationales peinent toujours à acter, noir sur blanc, la sortie des énergies fossiles.
Ce n’est pas comme si on ne savait pas.
Sources
Les deux chapitres de cette page ont chacun leur propre numérotation de sources (préfixe « P » pour le volet philosophique et religieux, chiffres seuls pour la chronologie scientifique et politique). Objectif : pouvoir corriger ou compléter un chapitre, référence par référence, sans jamais devoir toucher à la numérotation de l’autre.
Sources — volet philosophique et religieux (avant le XIXe siècle)
[P1] Harris, W. V., « Plato and the Deforestation of Attica », analyse académique du passage du Critias sur la déforestation de l’Attique — www.academia.edu/35998472/Plato_and_the_Deforestation_of_Attica
[P2] Mencius (Mengzi), 6A:8, parabole de la montagne Ox — simple.wikipedia.org/wiki/Ox_Mountain
[P3] Kautilya, Arthashastra (autour du IIIe siècle av. J.-C.), dispositions sur les forêts protégées — www.hindu-blog.com/2019/06/protection-of-nature-and-environment-in.html
[P4] Édits d’Ashoka (IIIe siècle av. J.-C.), édits I et II — www.worldhistory.org/Edicts_of_Ashoka/
[P5] Deutéronome 20:19-20, principe du bal tashchit — en.wikipedia.org/wiki/Bal_tashchit
[P6] Instructions du calife Abou Bakr rapportées dans le Muwatta de l’imam Malik (hadith 918) — www.abuaminaelias.com/dailyhadithonline/2019/10/09/abu-bakr-ten-jihad/ ; concept coranique de mizan — en.wikipedia.org/wiki/Mizan
[P7] Massacre de Khejarli, septembre 1730, Rajasthan — en.wikipedia.org/wiki/Khejarli_massacre
[P8] Principe dit « de la septième génération », origine et débat historiographique — en.wikipedia.org/wiki/Seven_generation_sustainability
[P9] White, L., Jr., « The Historical Roots of Our Ecologic Crisis », Science, 1967 (texte intégral) — www.uvm.edu/~gflomenh/courses/ENV-NGO-PA395/articles/Lynn-White.pdf
Sources — chronologie scientifique et politique (1896-2025)
[1] Arrhenius, S., « On the Influence of Carbonic Acid in the Air upon the Temperature of the Ground », Philosophical Magazine, 1896, texte intégral — empslocal.ex.ac.uk/people/staff/gv219/classics.d/Arrhenius96.pdf
[2] Callendar, G. S., « The artificial production of carbon dioxide and its influence on temperature », Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society, 1938 (article original payant ; présentation et citations fiables) — en.wikipedia.org/wiki/Guy_Stewart_Callendar
[3] Revelle, R. et Suess, H., « Carbon Dioxide Exchange Between Atmosphere and Ocean and the Question of an Increase of Atmospheric CO2 During the Past Decades », Tellus, 1957, texte intégral en libre accès — tellusjournal.org/articles/10.3402/tellusa.v9i1.9075
[4] Scripps Institution of Oceanography, « The Keeling Curve » — keelingcurve.ucsd.edu/
[5] Carson, R., « Silent Spring », 1962 — www.britannica.com/topic/Silent-Spring
[6] National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), « When Was the First Earth Day? » — oceanservice.noaa.gov/facts/earth-day.html
[7] Nations unies, « United Nations Conference on the Human Environment, Stockholm 1972 » — www.un.org/en/conferences/environment/stockholm1972 ; Ward, B. et Dubos, R., « Only One Earth: The Care and Maintenance of a Small Planet », 1972 — archive.org/details/onlyoneearth0000unse
[8] Meadows, D. H. et al., « The Limits to Growth », Club de Rome, 1972 — www.clubofrome.org/publication/the-limits-to-growth/
[9] Inside Climate News, « Exxon’s Own Research Confirmed Fossil Fuels’ Role in Global Warming Decades Ago », 2015, avec le document original de la présentation de James Black (1977) — insideclimatenews.org/news/16092015/exxons-own-research-confirmed-fossil-fuels-role-in-global-warming/ ; document source : insideclimatenews.org/wp-content/uploads/2015/09/James-Black-1977-Presentation.pdf
[10] Note de Frank Press à la Maison-Blanche, juillet 1977, citée dans « The 1977 White House climate memo that should have changed the world » — governorswindenergycoalition.org/the-1977-white-house-climate-memo-that-should-have-changed-the-world/
[11] National Academy of Sciences, « Carbon Dioxide and Climate: A Scientific Assessment » (rapport Charney), 1979 — www.nationalacademies.org/publications/12181 ; Wikipédia, « Charney Report » — en.wikipedia.org/wiki/Charney_Report
[12] « The JASON Report, The long term impact of carbon dioxide on climate », 1979 — earthclimate.eu/2019/07/10/the-jason-report-the-long-term-impact-of-carbon-dioxide-on-climate-1979/ ; Wikipédia, « Gordon J. F. MacDonald » — en.wikipedia.org/wiki/Gordon_J._F._MacDonald
[13] White House Historical Association, « The White House Gets Solar Panels, 1979 » — www.whitehousehistory.org/the-white-house-gets-solar-panels ; Yale Climate Connections, « The forgotten story of Jimmy Carter’s White House solar panels » — yaleclimateconnections.org/2023/02/the-forgotten-story-of-jimmy-carters-white-house-solar-panels/
[14] Wikipédia, « Senate Hearing of James E. Hansen (1988) » — en.wikipedia.org/wiki/Senate_Hearing_of_James_E._Hansen_(1988) ; Zinn Education Project — www.zinnedproject.org/news/tdih/james-hansen-testified-senate-climate-change/
[15] GIEC, « History » — www.ipcc.ch/about/history/ ; Assemblée générale des Nations unies, résolution 43/53 du 6 décembre 1988
[16] Nations unies, « Rio 1992 » — www.un.org/fr/conferences/environment/rio1992
[17] CCNUCC, « The Kyoto Protocol » — unfccc.int/process-and-meetings/the-kyoto-protocol
[18] CCNUCC, « The Paris Agreement » — unfccc.int/process-and-meetings/the-paris-agreement
[19] GIEC, « Global Warming of 1.5°C », rapport spécial, 2018 — www.ipcc.ch/sr15/chapter/spm/
[20] Yale Environment 360, « Climate Conference Delivers Agreement to Transition Away from Fossil Fuels », 2023 — e360.yale.edu/digest/cop28-dubai-agreement
[21] UN News, « Belém COP30 delivers climate finance boost and a pledge to plan fossil fuel transition », novembre 2025 — news.un.org/en/story/2025/11/1166433 ; Carbon Brief, « COP30: Key outcomes agreed at the UN climate talks in Belém » — www.carbonbrief.org/cop30-key-outcomes-agreed-at-the-un-climate-talks-in-belem
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