jeudi , 16 septembre 2021
Anomalie de la température en 2020 par rapport à la norme climatologique 1981-2010. Source: MétéoSuisse

Rapport climatologique 2020

Dernière modification le 15-7-2021 à 13:28:57

Le rapport climatologique 2020 de la Suisse vient de paraitre

Dans son blog, MétéoSuisse annonce la parution du rapport climatologique 2020.

Une des conséquences principale du bouleversement climatique est la multiplication des phénomènes extrêmes, aussi bien dans un sens (canicules et sécheresses) que dans l’autre (vagues de froid et inondations). Alors que certains climato-sceptiques mettent en avant des épisodes localisés dans le temps et l’espace de pluviométrie supérieure à la moyenne, ou de température inférieure à la moyenne (comme le mois de juillet que nous vivons actuellement dans une petite partie de l’Europe, ou le vague de froid au Texas), les modèles climatiques anticipent clairement ces divers phénomènes, qui sont les deux faces du dérèglement climatique.

Voici quelques exemples de phénomènes extrêmes que nous avons connus en Suisse, établissant de nouveaux records, pour la seule année 2020:

  • Année la plus chaude jamais enregistrée (depuis 1864) en Suisse (à égalité avec 2018), à +1.5°C (par rapport à la moyenne récente 1981-2010).
  • Hiver (2019-2020) le plus chaud jamais enregistré, à +3°C (toujours par rapport à la moyenne 1981-2010).
  • Genève a connu 43 jours consécutifs sans précipitations – un nouveau record.
  • Bâle a enregistré l’année la plus ensoleillée depuis le début des mesures.
  • Seules 50 à 70 % des précipitations normales ont été relevées au printemps 2020 en moyenne Suisse.
  • Les noisetiers ont fleuri 28 jours en avance par rapport à la moyenne 1981-2010.
  • La saison pollinique a été exceptionnellement précoce et forte (dû au développement précoce de la végétation, aux nombreuses heures d’ensoleillement et au peu de précipitations).

Mais la même année:

  • Fin août au Tessin, des intempéries ont apporté plus de précipitations en un jour que la moyenne du mois d’août, inondant des caves, et provoquant des glissements de terrain et des routes fermées.
  • Au Tessin, toujours, certains sites de mesures ont enregistré les sommes de neige fraîche les plus élevées mesurées en 2 jours pour un mois de décembre depuis le début des mesures, impactant le trafic routier et ferroviaire.
  • Malgré de longs mois nettement plus secs que les normales saisonnières, le pluviométrie totale sur 2020 a été presque identique à la moyenne (80 à 100%). Le mois d’octobre froids, humide et venteux (vents violents de secteur sud) a grandement contribué à rehausser la moyenne de pluviométrie annuelle dans toute le Suisse. Des records de précipitations ont ainsi été établis en de nombreux endroits durant ce mois.

En résumé, MétéoSuisse nous annonce que l’année 2020 a été caractérisée par un certain nombre d’extrêmes : l’année la plus chaude et l’hiver le plus chaud, un printemps très sec avec un développement précoce de la végétation, ainsi que de fortes précipitations en été, en automne et en hiver.

L’année dernière s’inscrit donc clairement dans la tendance au réchauffement significatif de la Suisse. Globalement, l’année 2020 a également été très chaude. Dans de nombreuses régions du monde, cette année a été l’une des plus chaudes depuis le début des mesures. Ainsi se termine la période 2011-2020 comme la décennie la plus chaude depuis le début des mesures.

Pour plus d’information, nous vous invitons à consulter également le bulletin climatique 2020 édité par MétéoSuisse, et téléchargeable ici.

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