mercredi , 26 novembre 2025
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Le mazout raffiné à condensation préserve-t-il l’environnement ?

Le discours public laisse parfois entendre qu’avec une chaudière moderne à condensation, le mazout serait devenu « propre », « optimisé » ou même « respectueux du climat ». C’est séduisant, mais scientifiquement faux.
Même dans les meilleures conditions, brûler du mazout libère 250 à 300 g de CO₂ par kWh de chaleur utile : plusieurs fois plus qu’une pompe à chaleur alimentée par l’électricité suisse actuelle [Umweltbundesamt].

La condensation améliore légèrement l’efficacité de combustion (10–15 % en théorie), mais ne change rien à l’essentiel : on brûle toujours du pétrole, avec un facteur d’émission pratiquement inchangé [energy.gov.au].

Que désigne vraiment « mazout raffiné à condensation » ?

D’un point de vue technique, on mélange deux choses différentes.

Raffiné = qualité du mazout (légère baisse de SO₂, pas de révolution sur le CO₂).
À condensation = type de chaudière (meilleure efficacité, mais toujours fossile).

Le combustible

il s’agit de mazout extra-léger (light fuel oil, distillate fuel oil n°2), un distillat pétrolier très proche du diesel routier [OECD].

Raffiné 

Cela renvoient surtout à une teneur réduite en soufre (moins de SO₂, donc un peu moins de pollution de l’air locale), parfois des additifs améliorant légèrement la combustion.

Cela ne change presque pas la teneur en carbone du carburant ni, donc, le CO₂ émis par unité d’énergie.

Chaudière à condensation, ce que disent réellement les chiffres

L’expression « mazout à condensation » prête à confusion. La condensation ne concerne pas le mazout, mais la technologie de la chaudière : elle récupère une partie de la chaleur contenue dans la vapeur d’eau des fumées, ce qui améliore le rendement.

Rendement théorique (valeurs constructeur)

Mesuré en laboratoire, dans des conditions idéales :

  • anciennes chaudières au mazout : 80–85 %
  • chaudières modernes à condensation : 92–95 %

Cet écart d’environ 10 à 15 points décrit le potentiel maximal de la technologie.

Rendement réel (mesuré dans les maisons)

Dans la pratique, les chaudières ne condensent pas en permanence :
températures de retour trop élevées, radiateurs surdimensionnés, conduites mal isolées, réglages imparfaits, cycles marche/arrêt, etc.

Les études de terrain montrent que :

  • gain réel d’énergie : +6 % à +18 %, selon les installations

La condensation fonctionne, mais son efficacité dépend fortement des conditions de fonctionnement. Plus l’eau de retour est froide → meilleure condensation et plus elle est chaude → condensation faible ou inexistante.

Impact climatique réel

Améliorer le rendement de l’installation réduit mécaniquement la quantité de mazout brûlé. Mais même avec 10 % de rendement en plus, on reste loin d’un chauffage bas carbone : on passe typiquement de ≈280–300 g CO₂/kWh à ≈250–270 g CO₂/kWh, ce qui reste plusieurs fois plus émetteur qu’une pompe à chaleur ou un réseau de chaleur renouvelable [EIA, OFEV, Empa].

Abus de langage ?

La condensation optimise légèrement une technologie existante, mais ne transforme en rien le mazout en énergie « propre ». Même avec un meilleur rendement, on reste dans un système à très haute intensité carbone, incompatible avec une stratégie de décarbonation profonde du chauffage.

En d’autres termes, la condensation est une amélioration d’efficacité, pas un changement de paradigme : elle réduit un peu la consommation, mais ne modifie pas la nature fossile du carburant.

Présenter cela comme un « nouveau mazout écolo » est donc un abus de langage, en contradiction avec les trajectoires climatiques exigées par l’Accord de Paris et les scénarios du GIEC.

Réf. : [energy.gov.au], [docs.nrel.gov], [ipcc.ch].

Ordres de grandeur : combien de CO₂ émet le mazout ?

Facteurs d’émission de base

Les facteurs d’émission du mazout extra-léger sont bien documentés dans la littérature scientifique :

  • L’agence allemande de l’environnement (Umweltbundesamt) donne pour le mazout léger un facteur d’environ 74 tonnes de CO₂ par térajoule (TJ), valeur identique à celle du diesel.

  • L’US Energy Information Administration (EIA) fournit les mêmes ordres de grandeur en unités métriques : ≈ 74 t CO₂ / TJ, soit ≈ 2,7 kg de CO₂ par litre brûlé.

  • Des synthèses indépendantes (Carbon Independent, National Energy Foundation, etc.) convergent vers 2,5 à 3,0 kg de CO₂ par litre, selon que l’on inclut ou non les émissions amont (extraction, raffinage, transport).

1 litre de mazout = 2,6 à 3,0 kg de CO₂ émis.
C’est l’un des combustibles les plus carbonés par unité d’énergie.

Réf. : [Umweltbundesamt], [eia.gov], [carbonindependent.org].

Émissions par kWh de chaleur utile

Un litre de mazout produit environ 10 kWh de chaleur dans une installation ancienne, un peu plus avec une chaudière à condensation.

Un litre de mazout – même brûlé dans une bonne chaudière – produit environ 2,6 à 3,0 kg de CO₂.

Cela donne : ≈ 250–300 g de CO₂ par kWh de chaleur utile

Comparaison avec les alternatives

Pour comprendre, comparons avec les solutions réellement utilisées en Suisse :

Pompes à chaleur (alimentées par l’électricité suisse ~33 g CO₂/kWh) :

  • COP 3 → ≈ 11 g CO₂/kWh de chaleur
  • COP 2,5 → ≈ 13 g CO₂/kWh

Réseaux de chaleur (chaleur renouvelable, chaleur fatale, biomasse) :

  • ≈ 60–70 g CO₂/kWh, parfois moins.

Même optimisé le mazout émet 4 à 20 fois plus de CO₂ par kWh que les solutions non fossiles disponibles en Suisse.

Réf. : [carbonindependent.org], [energyscope.ch], [ewz.ch]

Ce que disent les analyses de cycle de vie sur les systèmes de chauffage

Les facteurs d’émission directs ne racontent qu’une partie de l’histoire. Les analyses de cycle de vie (ACV) permettent de comparer les systèmes sur l’ensemble de la chaîne (fabrication, combustible, fonctionnement, fin de vie).

Suisse : inventaires d’Empa / Carbotech pour l’OFEV

La Confédération a mandaté plusieurs mises à jour d’inventaires d’ACV pour les systèmes de chauffage (gaz, mazout, bois, pompes à chaleur, réseaux de chaleur, etc.) [ecobau.ch].

Les conclusions qualitatives sont constantes :

  • Les systèmes à mazout (même modernes) sont parmi les plus émetteurs par kWh de chaleur, une fois intégrés :
    • les émissions de combustion
    • l’extraction et le raffinage
    • le transport
  • Les pompes à chaleur (surtout avec mix électrique bas carbone comme en Suisse) et les chauffages à bois moderne (pellets, copeaux, bûches dans des installations performantes) présentent des impacts climatiques nettement plus faibles par kWh.
  • Les réseaux de chaleur alimentés par chaleur fatale, biomasse, ou grandes pompes à chaleur se situent également bien en dessous du mazout, même en tenant compte des pertes du réseau [ise.unige.ch].

Études scientifiques internationales

Plusieurs travaux académiques convergent :

  • Johnson (2012) compare l’empreinte carbone des systèmes au mazout et au GPL. Il montre que le basculement vers des systèmes électriques efficaces (notamment pompes à chaleur) permet de réduire fortement les émissions sur le cycle de vie, surtout dans les pays disposant d’un mix électrique peu carboné [ScienceDirect].
  • Des ACV régionales (par ex. pour le canton de Genève) confirment que les scénarios de transition vers pompes à chaleur et réseaux de chaleur réduisent significativement les impacts climatiques par rapport au maintien du mazout [ise.unige.ch].

Ces études ne parlent pas de « mazout écolo ».
Elles posent une question simple :

Quel système de chauffage permet de fournir 1 kWh de chaleur avec le moins de CO₂-éq possible sur l’ensemble du cycle de vie ? La réponse est systématiquement : PAS le mazout, même « raffiné » et avec chaudière à condensation.

Mazout et objectifs climatiques (GIEC, IEA, Suisse)

Perspective globale

Le GIEC (AR6) rappelle que pour limiter le réchauffement à 1,5–2 °C, les émissions du système énergétique doivent baisser de 60–97 % d’ici 2050 selon les scénarios [ipcc.ch].

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) souligne que :

  • Le chauffage des bâtiments représente une part majeure des émissions mondiales de CO₂, avec plusieurs gigatonnes par an liées à la combustion directe de combustibles fossiles (gaz, mazout, charbon) dans les chaudières [IEA].
  • Les trajectoires compatibles avec la neutralité carbone requièrent :
    • la sortie progressive des chaudières au mazout et au gaz,
    • le déploiement massif des pompes à chaleur, de la rénovation énergétique et de la chaleur renouvelable (bois, solaire thermique, géothermie).

Cadre suisse

  • Les statistiques CO₂ de l’OFEV séparent clairement les combustibles thermiques (mazout, gaz, charbon) utilisés pour le chauffage et l’industrie, des carburants routiers. Les émissions de ces combustibles sont au cœur de la politique climatique (taxe CO₂ sur le mazout extra-léger et le gaz) [Office Fédéral de l’Environnement].
  • Les inventaires d’ACV pour les systèmes de chauffage (Carbotech/OFEV, Empa, etc.) sont utilisés comme base scientifique pour les politiques de rénovation, les programmes de subvention et les recommandations officielles [ecobau.ch].

Dans ce cadre, présenter un « nouveau mazout écolo » comme une solution climatique est en contradiction avec :

  • les données d’émission par litre et par kWh
  • les ACV comparatives
  • les trajectoires de décarbonation mises en avant par le GIEC et l’AIE

Pourquoi le discours du « mazout écolo » est problématique

Scientifiquement, le problème n’est pas que des chaudières à condensation soient un peu meilleures que les vieilles installations : c’est vrai, et c’est mesurable.

Le problème, c’est ce qu’on en fait dans le discours public :

Glissement sémantique
On passe d’une amélioration d’efficacité (10–15 %) à des slogans comme « respectueux du climat » ou « écologique », alors que les émissions restent d’un ordre de grandeur supérieur à celles des pompes à chaleur ou des réseaux de chaleur renouvelables.

Verdissement d’un verrou technologique
Investir dans une nouvelle chaudière au mazout, même très performante, verrouille des émissions fossiles pour 20–25 ans. Chaque installation neuve de ce type rend plus difficile d’atteindre les objectifs climatiques du canton et de la Confédération.

Détournement de l’attention
Au lieu de centrer le débat sur les options alignées avec la neutralité carbone (isolation, sobriété, pompes à chaleur, bois local durable, réseaux de chaleur, etc.), on entretient l’idée qu’on peut « continuer comme avant » avec un simple ajustement technologique.

Contradiction avec la hiérarchie SER du GIEC
Le GIEC propose la séquence Suffisance → Efficacité → Renouvelables (SER) pour les bâtiments :

  • réduire les besoins (isolation, régulation, compacité),
  • améliorer l’efficacité des systèmes,
  • basculer sur des sources non fossiles [ipcc.ch].

Le « mazout raffiné à condensation » saute purement et simplement la troisième étape, et bloque la transition vers des solutions renouvelables.

Synthèse

D’un point de vue scientifique :

  • Le mazout extra-léger reste un combustible fossile à très forte intensité carbone : ≈2,6–3,0 kg CO₂-éq par litre, ≈250–300 g CO₂/kWh de chaleur utile, même avec condensation [Umweltbundesamt].
  • Les chaudières à condensation améliorent le rendement de 10–15 % dans le meilleur des cas, mais ne changent pas la nature fossile du système [energy.gov.au].
  • Les analyses de cycle de vie commandées par l’OFEV et la littérature internationale mettent systématiquement le mazout dans la catégorie des systèmes de chauffage les plus émetteurs, loin derrière les pompes à chaleur, le bois moderne, ou les réseaux de chaleur renouvelables [ecobau.ch].
  • Les trajectoires climatiques compatibles avec l’Accord de Paris nécessitent une sortie progressive du mazout, pas son rebranding marketing en « solution verte » [ipcc.ch].

Parler de « nouveau mazout écolo » revient donc à verdir un combustible fossile dont l’intensité carbone est connue, documentée, et incompatible avec une décarbonation profonde du chauffage.

À court terme, remplacer une très vieille chaudière par une condensation peut se défendre comme mesure transitoire dans des situations très spécifiques. Mais présenter cela comme une solution « respectueuse du climat » est scientifiquement infondé et politiquement dangereux.

Références

  • Umweltbundesamt (2016) – CO₂ Emission Factors for Fossil Fuels. Tableaux d’émissions pour les combustibles fossiles, incluant le mazout léger (light fuel oil) à 74 t CO₂/TJ. (Umweltbundesamt)
  • US Energy Information Administration (EIA) – Carbon Dioxide Emissions Coefficients by Fuel. Facteurs d’émission pour le distillate fuel oil (diesel & heating oil) : 10,19 kg CO₂/gal, 74,14 kg CO₂/MMBtu. (eia.gov)
  • Carbon Independent / National Energy Foundation – Emissions from home energy use – Heating oil. Facteur d’environ 2,96 kg CO₂/litre (incluant amont), soit ~0,245 kg CO₂/kWh utile. (carbonindependent.org)
  • Jungbluth N. (2018) – Life cycle inventories of oil heating systems. ESU-services / bases ecoinvent & KBOB. Inventaires détaillés des chaudières au mazout en Suisse. (ESU-services)
  • Kägi T. et al. (2024) – Life cycle inventories of heating systems. Étude Carbotech AG mandatée par l’OFEV (FOEN). ACV comparatives des systèmes gaz, biométhane, pompes à chaleur, réseaux de chaleur, bois, etc. (ecobau.ch)
  • Da Silva Montenegro N. (2023) – Life cycle assessment of residential heating systems in Geneva: Current and projected environmental impacts. Université de Genève, mémoire de maîtrise. Analyse ACV des scénarios de chauffage pour le canton de Genève. (ise.unige.ch)
  • Johnson E.P. (2012) – Carbon footprints of heating oil and LPG heating systems. Energy Policy 39(6). Comparaison des empreintes carbone de systèmes au mazout, GPL et alternatives. (ScienceDirect)
  • IEA (2023) – Analyses sur la décarbonation des bâtiments et du chauffage (par ex. Heat in buildings, Net Zero Emissions by 2050). Rôle central de la sortie des chaudières fossiles et du déploiement des pompes à chaleur. (IEA)
  • OFEV (2025) – CO₂ statistics: Emissions from thermal and motor fuels. Statistiques officielles suisses sur les émissions de CO₂ des combustibles de chauffage et carburants, incluant la taxe CO₂ sur le mazout extra-léger. (Office Fédéral de l’Environnement)
  • IPCC (2022) – AR6 WGIII, Chapter 9 – Buildings et Chapter 6 – Energy systems. Hiérarchie SER (Sufficiency–Efficiency–Renewables), rôle des bâtiments dans les trajectoires 1,5–2 °C et nécessité de réduire fortement les combustibles fossiles dans le chauffage. (ipcc.ch)

Complément spécial canton de Vaud

Référence : www.vd.ch/environnement/energie/legislation#c2105847
Analyse : www.ok-klima.ch/fr/canton/vd

Est-ce suffisant ce que fait l’État de Vaud en matière d’énergie et de climat ?

La législation vaudoise est relativement complète sur le papier : exigences pour les nouveaux bâtiments, restrictions sur le mazout et le gaz, interdiction des chauffages électriques directs, audits CECB, planification énergétique territoriale, gestion des grands consommateurs, subventions encadrées, et contrôles avec sanctions possibles.
Mais quand on analyse ces dispositions au regard des connaissances scientifiques actuelles et des objectifs climatiques (Accord de Paris, GIEC, Stratégie énergétique 2050+), la réponse est simple :

Non, ce n’est pas suffisant. C’est nécessaire, mais très en dessous de ce qu’exige la décarbonation du bâtiment.

Le cadre légal vaudois agit, mais il reste très conservateur

Les règles actuelles permettent surtout d’éviter le pire (chauffages électriques directs, absence totale de renouvelables, installations non conformes). Elles ne suffisent pas à garantir une trajectoire réellement alignée sur 1,5–2 °C.

Exemples de limites structurelles :

• Les chaudières mazout et gaz restent autorisées en remplacement, sous condition d’un CECB… mais sans obligation d’assainissement énergétique derrière.
→ Cela crée un verrouillage fossile pour 15–25 ans.

• Les exigences de renouvelables dans les nouveaux bâtiments (30 % ECS, 20 % électricité) sont modestes, comparées à d’autres cantons ou pays où le 100 % renouvelable devient la norme pour les constructions neuves.

• Les communes disposent d’outils de planification énergétique… mais ce n’est pas obligatoire partout et très inégalement appliqué.
→ Le potentiel de réseaux de chaleur renouvelables est sous-exploité.

• Les contrôles existent, mais les moyens sont limités.
→ Une partie des installations non conformes n’est jamais contrôlée.

Le canton se conforme au minimum fédéral, mais ne le dépasse pas

La LVLEne applique surtout le cadre suisse minimal (MoPEC, ModEnHa).
Or, pour atteindre la neutralité carbone, les cantons doivent aller plus loin que le strict cadre fédéral.

Points problématiques :

• Pas de calendrier de sortie du mazout et du gaz.
D’autres cantons ont déjà acté des interdictions progressives.

• Pas d’obligation de rénovation énergétique pour les bâtiments très inefficients.
Le CECB est un audit, pas une obligation d’assainissement.

• Le rythme des rénovations est beaucoup trop lent.
Il faudrait tripler le taux de rénovation pour tenir les objectifs climatiques.

Les objectifs climatiques nécessitent une transformation plus profonde

Les données IPCC/IEA et les inventaires Empa/OFEV sont clairs :
le secteur du bâtiment doit quasi-décarboner d’ici 2040–2050.

Cela implique :
• sortir des combustibles fossiles (gaz, mazout)
• massifier la rénovation énergétique
• accélérer les PAC et les réseaux de chaleur
• soutenir fortement les solutions de sobriété
• exploiter systématiquement chaleur fatale et solaire thermique

La législation vaudoise ne garantit actuellement aucun de ces éléments à l’échelle nécessaire.

Politiquement, le canton prend peu de risques

Même si le cadre est solide sur le papier, il reste :
trop lent
• trop permissif avec les fossiles
• trop dépendant du volontariat
• trop faible sur l’exemplarité publique

Des exceptions nombreuses permettent encore d’installer ou remplacer du mazout et du gaz sans basculer vers des systèmes renouvelables ou hybrides.

Un socle utile, mais pas à la hauteur des enjeux

Oui : l’État de Vaud a un dispositif légal structuré, cohérent et techniquement sérieux.
Non : ce dispositif n’est pas suffisant pour atteindre la neutralité carbone ni pour suivre les trajectoires recommandées par le GIEC.

Le canton :
• stabilise les émissions fossiles,
• mais ne force pas leur réduction rapide,
• et n’oblige pas à rénover massivement.

À ce rythme, le secteur du bâtiment restera en retard sur les objectifs climatiques.

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