Le réchauffement planétaire s’aggrave à un rythme beaucoup plus rapide que ce qui était prévu initialement, et ses effets se manifestent de manière plus intense.
Si l’on résume brièvement les événements des derniers mois, on pourrait croire qu’il s’agit d’une intrigue de science-fiction, mais c’est bien la réalité, notre nouvelle réalité.
Ces phénomènes se produisent depuis plusieurs années déjà. Les événements climatiques extrêmes se multiplient, notamment avec des incendies gigantesques, certains d’entre eux échappant à tout contrôle, qui ravagent le Canada. La température moyenne de la surface des océans a atteint un niveau record, ce qui a entraîné l’apparition de vagues de chaleur océaniques sans précédent, causant des ravages dans les écosystèmes. Des records de chaleur sont enregistrés partout dans le monde, avec des vagues de chaleur en Asie atteignant des niveaux extrêmes : 51°C en Iran, 44°C en Inde, 42°C en Chine et 41°C en Corse.
De plus, il est maintenant trop tard pour sauver la banquise estivale de l’Arctique1, ce qui risque d’aggraver encore davantage la situation2. Tous ces événements n’auraient jamais pu se produire dans un climat non affecté par les activités humaines.
Parallèlement, deux études majeures ont été publiées dans la prestigieuse revue Nature.
La première étude3 démontre que si nous continuons sur cette trajectoire, deux milliards d’êtres humains pourraient être exposés à une chaleur potentiellement mortelle d’ici la fin du siècle. La deuxième étude4 met en évidence le fait que la Terre risque de devenir inhabitable. Malgré ces études alarmantes et l’accumulation d’événements catastrophiques, les actions climatiques entreprises par les États restent insuffisantes. Les émissions mondiales de CO2 demeurent à des niveaux records.
Il est donc impératif de faire le point sur la situation. Pourquoi cette accélération ? Quelles sont les conséquences sur nos vies ? Quels objectifs devrions-nous atteindre pour stopper cette catastrophe ? Vous trouverez les réponses dans cette nouvelle vidéo de décryptage réalisée par Paloma Moritz pour Blast (en bas de page).
Réchauffement climatique : pourquoi tout s’accélère ?
Manque d’ambition de la part de nos gouvernement ?
En dépit de l’urgence de la situation, les actions entreprises par les États, y compris la Suisse, sont souvent insuffisantes pour faire face à la crise climatique.
La Suisse, un pays réputé pour son engagement en matière d’environnement, n’est pas exempt de critiques.
Bien qu’elle ait pris certaines mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la Suisse n’a pas encore atteint les objectifs fixés pour limiter le réchauffement planétaire5. De plus, certaines politiques environnementales de la Suisse sont encore insuffisantes pour s’attaquer efficacement aux problèmes majeurs tels que la dépendance continue aux énergies fossiles.
Le manque d’actions concrètes et rapides de la part des États est préoccupant. Malgré les avertissements des scientifiques5 et les preuves de plus en plus nombreuses des effets dévastateurs du réchauffement climatique, il existe toujours et encore une réticence à prendre les mesures nécessaires pour faire face. Cela est souvent dû à des intérêts économiques à court terme6 , à des conflits d’intérêts politiques ou à une absence de volonté politique de faire face à la réalité du changement climatique.
Il est essentiel que les États intensifient leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, investir dans des sources d’énergie renouvelable, promouvoir des politiques favorables à l’environnement et coopérer au niveau international pour trouver des solutions communes.
Les décisions prises maintenant auront un impact considérable sur l’avenir de notre planète et des générations futures.
Substitution des énergies fossiles, cela suffira t’il ?
Il est crucial de reconnaître que la simple substitution des énergies fossiles par des sources d’énergie renouvelable ne suffit pas à résoudre les problèmes environnementaux et climatiques auxquels nous sommes confrontés7. Une transition énergétique vers des sources plus durables est certes essentielle, mais elle doit être accompagnée de mesures supplémentaires pour préserver l’environnement et réduire notre empreinte carbone.
La question de l’exploitation des ressources naturelles, qu’il s’agisse de minerais, de terres rares ou d’autres matériaux, est primordiale.
Une utilisation irresponsable de ces ressources ne fera qu’aggraver la situation écologique. Il est impératif de promouvoir une utilisation mesurée et durable des ressources naturelles, en tenant compte de leur épuisement potentiel et des impacts environnementaux associés à leur extraction.
Cela implique de repenser nos modèles de consommation et de production, en réduisant notre dépendance aux ressources naturelles et en adoptant des pratiques plus durables. Il est essentiel de développer des plans pour une exploitation des sols qui préserve leur fertilité et leur biodiversité, en évitant les pratiques agricoles intensives et destructrices pour l’environnement.
De même, l’exploitation animale à grande échelle dans le cadre de systèmes industriels présente de nombreux problèmes, tant sur le plan environnemental que sur le plan des injustices sociales. Nous devvons revoir nos méthodes d’élevage et promouvoir des alternatives durables, telles que l’agriculture biologique, l’agroécologie et les régimes alimentaires à base de plantes, qui sont moins dommageables pour l’environnement et plus équitables sur le plan social.
Il faut reconnaître que nous avons les moyens de nourrir la population mondiale de manière durable et équitable, mais cela nécessite un changement profond dans nos pratiques et nos politiques.
En adoptant une approche axée sur la sobriété, la préservation de l’environnement, la réduction de notre empreinte carbone et la promotion de l’équité sociale, nous pourrons contribuer à résoudre les problèmes environnementaux et climatiques actuels de manière plus holistique.
Le réchauffement planétaire s’aggrave à un rythme beaucoup plus rapide que ce qui était prévu initialement, et ses effets se manifestent de manière plus intense.
Si l’on résume brièvement les événements des derniers mois, on pourrait croire qu’il s’agit d’une intrigue de science-fiction, mais c’est bien la réalité, notre nouvelle réalité.
Ces phénomènes se produisent depuis plusieurs années déjà. Les événements climatiques extrêmes se multiplient, notamment avec des incendies gigantesques, certains d’entre eux échappant à tout contrôle, qui ravagent le Canada. La température moyenne de la surface des océans a atteint un niveau record, ce qui a entraîné l’apparition de vagues de chaleur océaniques sans précédent, causant des ravages dans les écosystèmes. Des records de chaleur sont enregistrés partout dans le monde, avec des vagues de chaleur en Asie atteignant des niveaux extrêmes : 51°C en Iran, 44°C en Inde, 42°C en Chine et 41°C en Corse.
De plus, il est maintenant trop tard pour sauver la banquise estivale de l’Arctique1, ce qui risque d’aggraver encore davantage la situation2. Tous ces événements n’auraient jamais pu se produire dans un climat non affecté par les activités humaines.
Parallèlement, deux études majeures ont été publiées dans la prestigieuse revue Nature.
La première étude3 démontre que si nous continuons sur cette trajectoire, deux milliards d’êtres humains pourraient être exposés à une chaleur potentiellement mortelle d’ici la fin du siècle. La deuxième étude4 met en évidence le fait que la Terre risque de devenir inhabitable. Malgré ces études alarmantes et l’accumulation d’événements catastrophiques, les actions climatiques entreprises par les États restent insuffisantes. Les émissions mondiales de CO2 demeurent à des niveaux records.
Il est donc impératif de faire le point sur la situation. Pourquoi cette accélération ? Quelles sont les conséquences sur nos vies ? Quels objectifs devrions-nous atteindre pour stopper cette catastrophe ? Vous trouverez les réponses dans cette nouvelle vidéo de décryptage réalisée par Paloma Moritz pour Blast (en bas de page).
Réchauffement climatique : pourquoi tout s’accélère ?
Manque d’ambition de la part de nos gouvernement ?
En dépit de l’urgence de la situation, les actions entreprises par les États, y compris la Suisse, sont souvent insuffisantes pour faire face à la crise climatique.
La Suisse, un pays réputé pour son engagement en matière d’environnement, n’est pas exempt de critiques.
Bien qu’elle ait pris certaines mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, la Suisse n’a pas encore atteint les objectifs fixés pour limiter le réchauffement planétaire5. De plus, certaines politiques environnementales de la Suisse sont encore insuffisantes pour s’attaquer efficacement aux problèmes majeurs tels que la dépendance continue aux énergies fossiles.
Le manque d’actions concrètes et rapides de la part des États est préoccupant. Malgré les avertissements des scientifiques5 et les preuves de plus en plus nombreuses des effets dévastateurs du réchauffement climatique, il existe toujours et encore une réticence à prendre les mesures nécessaires pour faire face. Cela est souvent dû à des intérêts économiques à court terme6 , à des conflits d’intérêts politiques ou à une absence de volonté politique de faire face à la réalité du changement climatique.
Il est essentiel que les États intensifient leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, investir dans des sources d’énergie renouvelable, promouvoir des politiques favorables à l’environnement et coopérer au niveau international pour trouver des solutions communes.
Les décisions prises maintenant auront un impact considérable sur l’avenir de notre planète et des générations futures.
Substitution des énergies fossiles, cela suffira t’il ?
Il est crucial de reconnaître que la simple substitution des énergies fossiles par des sources d’énergie renouvelable ne suffit pas à résoudre les problèmes environnementaux et climatiques auxquels nous sommes confrontés7. Une transition énergétique vers des sources plus durables est certes essentielle, mais elle doit être accompagnée de mesures supplémentaires pour préserver l’environnement et réduire notre empreinte carbone.
La question de l’exploitation des ressources naturelles, qu’il s’agisse de minerais, de terres rares ou d’autres matériaux, est primordiale.
Une utilisation irresponsable de ces ressources ne fera qu’aggraver la situation écologique. Il est impératif de promouvoir une utilisation mesurée et durable des ressources naturelles, en tenant compte de leur épuisement potentiel et des impacts environnementaux associés à leur extraction.
Cela implique de repenser nos modèles de consommation et de production, en réduisant notre dépendance aux ressources naturelles et en adoptant des pratiques plus durables. Il est essentiel de développer des plans pour une exploitation des sols qui préserve leur fertilité et leur biodiversité, en évitant les pratiques agricoles intensives et destructrices pour l’environnement.
De même, l’exploitation animale à grande échelle dans le cadre de systèmes industriels présente de nombreux problèmes, tant sur le plan environnemental que sur le plan des injustices sociales. Nous devvons revoir nos méthodes d’élevage et promouvoir des alternatives durables, telles que l’agriculture biologique, l’agroécologie et les régimes alimentaires à base de plantes, qui sont moins dommageables pour l’environnement et plus équitables sur le plan social.
Il faut reconnaître que nous avons les moyens de nourrir la population mondiale de manière durable et équitable, mais cela nécessite un changement profond dans nos pratiques et nos politiques.
En adoptant une approche axée sur la sobriété, la préservation de l’environnement, la réduction de notre empreinte carbone et la promotion de l’équité sociale, nous pourrons contribuer à résoudre les problèmes environnementaux et climatiques actuels de manière plus holistique.
L’intégration d’Arduino dans les appareils électroniques : une avancée écologique majeure
Dans notre société moderne, les appareils électroniques sont omniprésents, mais leur durabilité pose souvent problème.
Cependant, une solution durable existe sous la forme d’Arduino, une plateforme open-source. En intégrant Arduino dans la conception des appareils électroniques, nous pourrions ouvrir la voie à une révolution écologique. Cet article explore les avantages potentiels d’une telle initiative, ainsi que son impact sur l’environnement.
Envisager une imposition lorsque cela est possible
L’intégration d’Arduino dans la conception des appareils électroniques représenterait une avancée écologique significative. En améliorant la réparabilité, en favorisant l’adaptabilité, en optimisant la consommation d’énergie et en encourageant l’innovation, nous pouvons réduire les déchets électroniques et prolonger la durée de vie des appareils. Cependant, pour maximiser les avantages écologiques de cette technologie, il est essentiel d’envisager une imposition lorsque cela est possible.
Imposer l’utilisation d’Arduino dans la conception des appareils électroniques permettrait de garantir que ces avantages écologiques soient pleinement exploités. Cela pourrait être réalisé grâce à des réglementations ou des incitations fiscales encourageant les fabricants à intégrer Arduino dans leurs produits. En imposant cette norme, nous pourrions stimuler l’adoption généralisée de cette technologie et créer un élan vers une industrie électronique plus durable.
L’imposition d’Arduino dans les appareils électroniques aurait également des implications positives en termes d’économie circulaire. En facilitant la réparation, la mise à jour et la réutilisation des appareils, nous réduirions la dépendance à l’égard de la production de nouveaux produits et la génération de déchets électroniques. Cela contribuerait à la préservation des ressources naturelles et à la réduction de l’empreinte carbone de l’industrie électronique.
L’intégration d’Arduino dans les appareils électroniques représente une avancée écologique prometteuse. Imposer son utilisation lorsque cela est possible serait une mesure essentielle pour maximiser les avantages environnementaux de cette technologie. En adoptant cette approche, nous pouvons créer un avenir plus durable et responsable pour l’industrie électronique, tout en préservant notre planète pour les générations futures.
Réparabilité facilitée : Actuellement, la réparation des appareils électroniques est souvent complexe, voire impossible pour les utilisateurs non avertis. En intégrant Arduino dans la conception des appareils, on pourrait faciliter considérablement la réparabilité. Les composants modulaires d’Arduino permettent de remplacer facilement les pièces défectueuses, prolongeant ainsi la durée de vie de l’appareil. Cette approche réduirait le gaspillage électronique en évitant le remplacement complet de l’appareil pour une simple défaillance.
Adaptabilité et évolutivité : Arduino offre une grande adaptabilité grâce à sa programmabilité. En intégrant cette flexibilité dans les appareils électroniques, on permet aux utilisateurs de personnaliser et de mettre à jour leurs appareils en fonction de leurs besoins changeants. Cette évolutivité réduit la nécessité d’acheter de nouveaux appareils chaque fois qu’une fonctionnalité supplémentaire est souhaitée. Par conséquent, moins d’appareils sont produits et moins de déchets électroniques sont générés.
Optimisation de la consommation d’énergie : L’intégration d’Arduino dans les appareils électroniques pourrait favoriser une gestion plus efficace de l’énergie. Les microcontrôleurs Arduino pourraient surveiller et ajuster automatiquement la consommation d’énergie en fonction de l’utilisation réelle de l’appareil. Par exemple, les capteurs intégrés pourraient détecter la présence ou l’absence d’utilisateurs et adapter la consommation d’énergie en conséquence. Une telle optimisation réduirait la demande énergétique globale et contribuerait à la préservation de l’environnement.
Encouragement de la créativité et de l’innovation : Arduino a donné naissance à une communauté passionnée de bricoleurs et d’innovateurs. En intégrant Arduino dans les appareils électroniques, les fabricants encourageraient les utilisateurs à explorer et à développer leurs propres améliorations. Cette approche favoriserait la créativité, l’apprentissage et l’engagement des utilisateurs, créant ainsi un lien plus fort et durable entre l’utilisateur et l’appareil.
Conclusion
L’intégration d’Arduino dans la conception des appareils électroniques représenterait une avancée écologique significative. En améliorant la réparabilité, en favorisant la flexibilité, en optimisant la consommation d’énergie et en responsabilisant les fabricants, nous pourrions réduire considérablement les déchets électroniques et prolonger la durée de vie des appareils électroménagers. Il serait essentiel de promouvoir et d’imposer l’utilisation d’Arduino lorsque cela est possible, afin de garantir un avenir plus durable et respectueux de l’environnement. En adoptant cette approche, nous pourrions réduire notre empreinte écologique tout en profitant des avantages d’appareils plus durables et personnalisables.
La décroissance économique : Une alternative à explorer Timothée Parrique remet en question la croyance selon laquelle la croissance économique est la solution ultime à nos crises actuelles. Il met en lumière le système économique qui se cache derrière ce phénomène mystérieux et souligne l’urgence de le transformer. Dans cet essai accessible à tous, Timothée Parrique démonte l’un des plus grands mythes contemporains : la poursuite de la croissance. Selon lui, il n’est pas nécessaire de produire davantage pour atténuer le changement climatique, éradiquer la pauvreté, réduire les inégalités, créer des emplois, financer les services publics ou améliorer notre qualité de vie. Au contraire, cette obsession moderne pour l’accumulation entrave le progrès social et précipite l’effondrement écologique. Il est temps de faire un choix entre produire davantage et polluer moins. Ce choix est facile à faire, car une économie peut prospérer sans croissance, à condition de repenser complètement son organisation. C’est précisément l’objectif de ce livre : explorer la voie de transition vers une économie de la post-croissance. Timothée Parrique est un chercheur en économie écologique à l’Université de Lund, en Suède.
Réponse à David Cayla : Décroire pour décroître
Quel bonheur de lire une critique détaillée de Ralentir ou périr. L’économie de la décroissance (2022). Merci à David Cayla d’avoir pris le temps d’écrire « Réflexions sur le bon usage du PIB ». Son texte pose plusieurs questions qui éveilleront la curiosité de nombreux économistes : Pourquoi ouvrir le livre avec une critique du PIB ? Quel est l’objectif de la décroissance ? Que devrait-on réduire de manière prioritaire ? Qui décidera quelles sont les productions les plus essentielles ? Dans quelle proportion le PIB devrait-il être réduit ? Est-il socialement acceptable de diviser par deux le revenu disponible des ménages ? Comment gérer politiquement le choc que la décroissance provoquerait ? Timothée Parrique.
Les propos mensongers de L’UDC ?
Votation du 18 juin 2023
En réponse au “tout-ménage” de l’UDC « Devoir payer encore plus ? » qui nous dit « La Suisse ne peut pas sauver le climat mondial à elle seule ! »
Le ‘tout-ménage’ nous dit :
La Suisse ne peut pas sauver le climat mondial à elle seule ! En effet, les émissions totales de CO2 de la Suisse ne représentent que 0,1 % des émissions mondiales de CO2!
La réponse d’État d’urgence :
0.1% ou plutôt 2 à 3% ? (voir Réf. 1).
Vous avez raison de souligner que la Suisse, en tant que pays individuel, ne peut pas à elle seule résoudre le problème du changement climatique à l’échelle mondiale. Le changement climatique est un défi mondial qui nécessite une action collective et coordonnée de la part de tous les pays. Cependant, cela ne signifie pas que la Suisse ne peut pas contribuer de manière significative à la lutte contre le changement climatique.
Voici quelques points à considérer :
Responsabilité individuelle : Même si les émissions de CO2 générées sur le territoire de la Suisse représentent une « petite fraction des émissions mondiales » (voir Réf. 1), cela ne diminue pas la responsabilité du pays de prendre des mesures pour réduire ses propres émissions. Chaque pays a la responsabilité de contribuer selon ses capacités, indépendamment de sa taille ou de sa part dans les émissions mondiales.
Exemplarité : Il est crucial que la Suisse fasse preuve d’exemplarité, notamment étant donné qu’elle est l’un des pays en mesure de le faire. Malheureusement, la Suisse ne remplit pas actuellement ce rôle de manière satisfaisante. Cependant, si la Suisse parvient à se positionner en tant qu’exemple à suivre en matière de réduction des émissions, cela permettra d’attendre et d’exiger davantage des autres pays. En montrant l’exemple à travers des actions concrètes et des politiques ambitieuses, la Suisse peut influencer positivement d’autres nations et les inciter à prendre des mesures plus audacieuses (Réf. 4).
Collaboration internationale : La Suisse peut contribuer à la lutte mondiale contre le changement climatique en travaillant en collaboration avec d’autres pays. Elle peut participer aux négociations internationales, aux accords climatiques et aux initiatives mondiales pour favoriser la coopération et les efforts collectifs.
Innovation et progrès : La Suisse est réputée pour son expertise en matière d’innovation et de progrès. Elle peut jouer un rôle essentiel dans le développement et la diffusion de pratiques durables, de solutions novatrices et d’approches respectueuses de l’environnement. Ces avancées peuvent contribuer à la réduction des émissions, tant au niveau national qu’international, sans se limiter aux frontières suisses.
Place financière et activités commerciales: Les banques suisses financent encore directement de très nombreux projets liés aux énergies fossiles (extraction de pétrole et de charbon, etc). Par ailleurs, et on le sait peu, le pays est aussi la première plaque tournante mondiale du commerce des matières premières – 35% du pétrole, 60% des métaux, 50% des céréales et 40% du sucre (Réf. 7), notamment, sont négociés dans notre pays. Plus de 500 multinationales actives dans ce secteur (Réf. 7) sont établies sur sol suisse, où elles agissent très discrètement. Or, leurs activités sont la source de nombreuses pollutions dans le monde (Réf. 5 et 6). Omettre donc ces aspects de l’économie suisse dans le calcul de nos émissions ne permet pas d’avoir une idée claire et complète de notre responsabilité climatique, ni donc de notre réel pouvoir à agir pour réduire les impacts environnementaux et préserver le climat au niveau mondial.
En résumé, il est vrai que la Suisse ne peut pas résoudre seule le problème du changement climatique à l’échelle mondiale. Chaque pays doit contribuer à cette lutte de manière collective, en adoptant des politiques ambitieuses, et en collaborant avec d’autres pays.
Cependant, le rôle et la responsabilité de la Suisse en matière climatique ne sont pas proportionnels à la taille de son territoire ou de sa population, mais plutôt à celle de son économie, et sont donc, comme elle, très importants au niveau mondial.
L’implication de la Suisse est donc essentielle !
Le ‘tout-ménage’ nous dit :
En outre, la Suisse a réduit ses émissions de CO2 par habitant d’environ 20% au cours des 10 dernières années, malgré une croissance démographique massive.
La poursuite de cette évolution permettrait de réduire de moitié les émissions de CO2 de 1990 d’ici 2030. L’engagement de notre pays en matière d’efficacité par rapport à l’Accord de Paris est ainsi atteint et même dépassé.
Les chiffres le prouvent : notre pays est sur la bonne voie en matière de politique climatique.
La réponse d’État d’urgence :
Il faut savoir que la Suisse importe plus de CO2 par le biais des produits et services provenant de l’étranger (2/3 à 3/4 Réf. 1, 2, 3) que ce qu’elle produit sur son propre territoire. Cela souligne l’importance de prendre en compte les émissions externalisées lors de l’évaluation de l’empreinte carbone globale d’un pays (Réf. 2).
Dans ce contexte, bien que la Suisse ait réussi à réduire ses émissions de CO2 sur son territoire, il faut reconnaître que ces réductions ne reflètent pas l’ensemble de ses émissions réelles. En se concentrant uniquement sur les émissions nationales, il serait trompeur de conclure que la Suisse est sur la bonne voie en matière de politique climatique, sans tenir compte de l’impact de ses activités de consommation et de l’externalisation de ses émissions.
Il est essentiel que la Suisse adopte une approche plus globale pour aborder le problème des émissions externalisées, en encourageant la durabilité dans ses chaînes d’approvisionnement et en travaillant avec d’autres pays pour réduire les émissions tout au long de la chaîne de valeur.
Les données indiquent que la Suisse importe plus d’émissions de CO2 qu’elle n’en produit sur son territoire, soulignant l’importance de tenir compte des émissions externalisées dans l’évaluation de la politique climatique d’un pays. Une approche plus holistique est nécessaire pour relever ce défi, en encourageant des pratiques durables dans les chaînes d’approvisionnement et en collaborant avec d’autres pays pour réduire les émissions tout au long de la chaîne de valeur.
Conclusion
À l’été 2022, des vagues de chaleur intenses et de longs épisodes de sécheresse nous ont de nouveau rappelé à quel point il est important d’agir. Les défis les plus urgents sont les changements climatiques, le déclin de la biodiversité et la surexploitation des ressources naturelles. Par ailleurs, les deux tiers de la charge environnementale de la Suisse sont causés à l’étranger.
Il est important de reconnaître que malgré les efforts de la Suisse pour réduire ses émissions de CO2, les émissions mondiales continuent d’augmenter et le réchauffement climatique persiste. Bien que la Suisse ait atteint certains objectifs et se soit engagée en faveur de politiques climatiques, il est clair que ces mesures ne sont pas suffisantes pour inverser la tendance actuelle.
Malheureusement, les conséquences du changement climatique seront ressenties de manière disproportionnée par les plus démunis et les populations les plus vulnérables. Les effets tels que les catastrophes naturelles, la hausse des températures et la raréfaction des ressources auront un impact dévastateur sur les communautés les plus fragiles.
Il est donc impératif que la Suisse intensifie ses efforts pour réduire davantage ses émissions de CO2 et soutenir des politiques climatiques plus ambitieuses au niveau mondial. Cela nécessite une collaboration internationale accrue, des investissements dans des technologies propres, des mesures de transition juste pour les travailleurs et travailleuses et les communautés touchées, ainsi qu’une sensibilisation accrue aux problèmes du changement climatique.
L’urgence de la situation exige des actions décisives et collectives. Il est crucial que tous les pays, y compris la Suisse, prennent leurs responsabilités pour atténuer les effets du réchauffement climatique et protéger les populations les plus vulnérables de ses conséquences néfastes.
VOTEZ OUI à la loi climat, c’est un premier pas essentiel ! Bien que factuellement insuffisante…
Références
a) Une étude parue en 2022 estime que la Suisse est responsable de 2 à 3% des émissions de CO2 mondiales, ce qui la place à un niveau comparable à celui de pays comme l’Indonésie, le Japon et le Brésil.www.swissinfo.ch b) Les émissions de CO2 de la Suisse sont bien plus élevées que ce que l’on pensait jusqu’ici. Si elles contribuent à moins de 0,1% du total mondial, la prise en compte de l’influence directe ou indirecte de son économie mondialisée fait monter ce chiffre à 2 ou 3%. www.tdg.ch
Dans les pays occidentaux en particulier, la quantité d’émissions de CO2 importées est souvent plus grande que celle des émissions de CO2 directes. C’est le cas de la Suisse. Alors qu’elle génère chaque année environ 37 millions de tonnes de CO2 sur son territoire, elle importe plus de 116 millions de tonnes de CO2 par le biais des produits et services provenant de l’étranger. Par son comportement de consommation et son niveau de vie, la Suisse génère donc environ trois fois plus d’émissions de CO2 à l’étranger qu’elle n’en produit elle-même sur son territoire.www.myclimate.org
a) Rapport sur l’environnement 2018 Page 69 : La Suisse est particulièrement touchée par les changements climatiques : la température a augmenté d’un peu plus de 2 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Les émissions de gaz à effet de serre générées sur le territoire national ont certes diminué, mais l’objectif de réduction de 20 % par rapport à 1990 fixé pour 2020 a été manqué, quoique de peu. Cependant, la part de l’impact environnemental généré à l’étranger a augmenté depuis 2000 et se monte actuellement à deux tiers (page 28: figure 5). b) Rapport sur l’environnement 2022 La Suisse a fait des progrès dans de nombreux domaines environnementaux, notamment grâce aux nouveaux instruments déployés par le Conseil fédéral pour protéger les ressources naturelles du pays. Les efforts engagés ont payé, comme le montre la qualité élevée des cours d’eau, de l’air et des forêts. Notre qualité de vie s’en ressent également. Il reste toutefois beaucoup à faire pour préserver l’environnement. À l’été 2022, des vagues de chaleur intenses et de longs épisodes de sécheresse nous ont de nouveau rappelé à quel point il est important d’agir. Les défis les plus urgents sont les changements climatiques, le déclin de la biodiversité et la surexploitation des ressources naturelles. Par ailleurs, les deux tiers de la charge environnementale de la Suisse sont causés à l’étranger.
2020 : www.swissinfo.ch 2022 : Dans le classement des performances climatiques, la Confédération se classe 22e, après avoir été 15e l’année dernière. La Suisse doit «améliorer ses politiques» et «accélérer leur mise en œuvre», selon les experts internationaux qui ont rédigé le CCPI. www.swissinfo.ch et newclimate.org
La place financière suisse fait exploser les émissions de CO2 helvétiques : www.rts.ch
a) Depuis le début de la guerre en Ukraine, la place suisse de négoce de matières premières est plus que jamais sur le devant de la scène, ici comme à l’étranger. Ce secteur contribue désormais à hauteur de 10 % au PIB helvétique, dépassant pour la première fois la place financière. Dans ce contexte, le dernier rapport du Conseil fédéral sur les matières premières est un aveu d’impuissance d’autant plus embarrassant. Plutôt que d’adopter des mesures efficaces pour empêcher le contournement des sanctions ou établir un impôt spécial sur les bénéfices extraordinaires enregistrés par les négociants en période de crise, comme l’ont fait l’Union européenne et le Royaume-Uni, la Suisse continue de faire cavalier seul. Par ailleurs, elle refuse toujours d’établir une autorité de surveillance pour ce secteur coutumier des scandales à répétition.www.publiceye.ch et complément d’informationswww.swissinfo.ch b) La Suisse externalise massivement son empreinte climatique : blogs.letemps.ch/augustin-fragniere L’empreinte climatique suisse déborde de ses frontièreswww.tdg.ch
La Suisse, plaque tournante du pétrole et des céréales www.swissinfo.ch La Suisse, plaque tournante des matières premières www.publiceye.ch La Suisse est l’une des principales plateformes du négoce de matières premières au monde www.eda.admin.ch
Notre réponse au ‘Comité pour le sauvetage de la place industrielle suisse’
Le podcast
Temps de lecture 23:00 minutes
Votation du 18 juin 2023
« Loi sur le climat et l’innovation »
Pourquoi voter OUI ?
En réponse au “tout-ménage” du Comité pour le sauvetage de la place industrielle suisse :
1. Critique de la loi climatique : Appauvrissement et restrictions ?
Le ‘tout-ménage’ nous dit : La soi-disant loi sur la protection du climat est en réalité une loi d’appauvrissement et d’interdiction. Elle entraîne une hausse sensible des coûts de chauffage et d’électricité, des loyers et des prix des denrées alimentaires. Conduire une voiture ne sera plus possible que pour les riches. Nous nous appauvrissons. Notre industrie ne sera plus compétitive en raison des coûts énergétiques trop élevés et des milliers de personnes perdront leur emploi. Elle détruit la nature et le paysage. Elle nous menace de coupures de courant. Nous aurons froid en hiver. Selon les calculs de l’EPF de Lausanne, elle nous coûtera près de 400 milliards de francs.
La réponse d’État d’urgence :
Les affirmations selon lesquelles la loi sur la protection du climat entraînerait un appauvrissement généralisé et des conséquences négatives sont infondées. Les politiques de protection du climat sont mises en place pour atténuer les effets néfastes du changement climatique et sont soutenues par des preuves scientifiques solides. Voici quelques contre-arguments basés sur des données scientifiques :
Coûts de l’énergie : Bien que certaines politiques climatiques puissent entraîner une augmentation initiale des coûts de l’énergie, des études montrent que les investissements dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique peuvent conduire à des économies à long terme. Par exemple, une analyse de l’Agence internationale de l’énergie estime que les politiques climatiques peuvent créer jusqu’à 26 000 milliards de dollars d’économies d’ici 2050 grâce à la réduction des coûts liés aux dommages climatiques (1).
Création d’emplois : Les mesures de protection du climat peuvent stimuler la création d’emplois dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, de la gestion durable des terres, etc. Selon le rapport de l’Organisation internationale du travail, la transition vers une économie verte pourrait générer jusqu’à 24 millions d’emplois supplémentaires d’ici 2030 (2).
Impact sur l’industrie : Les politiques climatiques peuvent également stimuler l’innovation et la compétitivité de l’industrie. De nombreuses entreprises adoptent des pratiques durables et développent des technologies propres pour répondre à la demande croissante de solutions respectueuses de l’environnement.
Préservation de la nature et des paysages : Les politiques de protection du climat visent à préserver les écosystèmes naturels, la biodiversité et les paysages. La conservation de ces ressources est essentielle pour notre bien-être à long terme et notre qualité de vie.
Il est important de se baser sur des preuves scientifiques solides plutôt que sur des déclarations infondées pour évaluer les effets des politiques climatiques. Les mesures de protection du climat sont nécessaires pour préserver notre planète et assurer un avenir durable pour les générations futures.
2. Manipulation financière des discours climatiques ?
Le ‘tout-ménage’ nous dit : Tout cela est dû aux discours alarmistes tenus depuis des années, principalement par des milliardaires américains qui font d’énormes bénéfices en propageant la peur. Ils financent les campagnes d’organisations qui font pression sur les assurances et les caisses de pension pour qu’elles investissent dans leurs projets. Ils influencent des politiciens opportunistes qui, à leur tour, engraissent une multitude de soi-disant scientifiques du climat en les chargeant d’effectuer des « programmes de recherche » financés par l’argent du contribuable.
La réponse d’État d’urgence :
Il est important de ne pas se laisser influencer par des théories du complot ou des affirmations non étayées. L’idée selon laquelle les discours alarmistes sur le climat seraient propagés par des milliardaires américains dans le but de générer des profits est une simplification excessive et sans fondement.
La réalité est que la question du changement climatique est étudiée par des milliers de scientifiques du monde entier issus de diverses disciplines. Ces scientifiques indépendant·e·s ont accumulé des preuves solides sur les causes et les conséquences du changement climatique, et ils s’accordent généralement sur le fait que les activités humaines, notamment les émissions de gaz à effet de serre, sont la principale cause du réchauffement climatique.
Les discours alarmistes sont souvent le résultat d’une prise de conscience de la gravité de la situation et de la nécessité d’agir rapidement pour prévenir les effets dévastateurs du changement climatique. Les scientifiques et les expert·e·s en la matière jouent un rôle essentiel en fournissant des informations basées sur des données scientifiques rigoureuses et en alertant sur les risques potentiels.
En ce qui concerne le financement de la recherche, il est vrai que les projets de recherche sur le climat peuvent bénéficier de financements publics, mais cela ne signifie pas que les scientifiques sont manipulé·e·s ou corrompu·e·s. Le financement de la recherche est nécessaire pour permettre aux scientifiques de mener des études indépendantes et d’approfondir notre compréhension du climat.
Il est essentiel de s’appuyer sur des preuves scientifiques vérifiées et sur le consensus établi par la communauté scientifique internationale pour évaluer la crédibilité des informations sur le changement climatique. Le consensus scientifique est clair : le changement climatique est réel, il est en grande partie causé par les activités humaines et il présente des risques significatifs pour notre planète et nos sociétés.
Au lieu de succomber à la peur ou aux théories du complot, il est préférable de s’informer auprès de sources fiables et de prendre des mesures collectives pour lutter contre le changement climatique et protéger notre avenir.
3. Manipulation des modèles climatiques ?
Le ‘tout-ménage’ nous dit : Il en résulte des modèles climatiques théoriques qui créent la panique et qui échouent déjà lorsqu’ils tentent d’établir l’évolution historique du climat. C’est pourquoi ils n’hésitent pas à falsifier les données de l’histoire du climat, comme par exemple en escamotant l’optimum climatique médiéval.
La réponse d’État d’urgence :
Il est important de dissiper les idées fausses concernant les modèles climatiques et la manipulation des données historiques du climat. Les modèles climatiques sont des outils scientifiques complexes qui intègrent des données observées, des lois physiques et des processus climatiques pour simuler les variations et les tendances du climat.
Les modèles climatiques ne sont pas conçus pour créer de la panique, mais pour aider à comprendre les mécanismes du système climatique et à évaluer les différentes variables qui influent sur le climat, y compris les émissions de gaz à effet de serre. Ces modèles sont continuellement affinés et améliorés à mesure que de nouvelles données et connaissances sont disponibles.
Quant à la prétendue falsification des données historiques du climat, il est important de souligner que la recherche climatique repose sur des protocoles scientifiques rigoureux, tels que la collecte de données, la validation croisée, la répétabilité des résultats et l’examen par les pairs. Les scientifiques du climat travaillent avec des ensembles de données mondiaux provenant de diverses sources, notamment des carottes de glace, des sédiments océaniques, des enregistrements des cernes des arbres, des archives historiques, etc. (3).
L’idée selon laquelle les scientifiques falsifieraient délibérément les données pour dissimuler l’optimum climatique médiéval, par exemple, est infondée. Les variations climatiques passées, y compris l’optimum climatique médiéval, sont étudiées et discutées dans la littérature scientifique de manière ouverte et transparente (4). Les chercheurs et chercheuses s’efforcent de comprendre ces variations passées pour mieux contextualiser les changements climatiques actuels.
La communauté scientifique repose sur la collaboration, la transparence et la réplication des résultats pour progresser dans la compréhension du climat. Des milliers de scientifiques indépendant·e·s travaillent à travers le monde pour étudier et évaluer les données climatiques. Les conclusions sur le changement climatique sont issues d’un large consensus scientifique et sont soutenues par des preuves empiriques solides.
Il est crucial de se fier aux résultats de recherches rigoureuses et à la communauté scientifique plutôt que de se laisser influencer par des allégations infondées qui remettent en question l’intégrité et la crédibilité des scientifiques du climat (5). Le changement climatique est un problème urgent qui nécessite une réponse collective basée sur des informations scientifiques solides.
4. Débat sur le CO2 et les médias ?
Le ‘tout-ménage’ nous dit : Tous ces modèles prétendent que le CO2 produit par l’homme est la cause principale du réchauffement. Pourtant, des scientifiques sérieux et renommés partent du principe que celui-ci a un effet à peine mesurable, alors que d’autres facteurs sur lesquels nous n’avons aucune influence sont en cause. Les médias passent cela sous silence.
La réponse d’État d’urgence :
Il est important de noter que le consensus scientifique est clair : les activités humaines, notamment les émissions de dioxyde de carbone (CO2) résultant de la combustion des combustibles fossiles, sont la principale cause du réchauffement climatique observé à l’échelle mondiale (6).
Les preuves scientifiques démontrent de manière concluante que les niveaux élevés de CO2 dans l’atmosphère résultent principalement des activités humaines, telles que la combustion de combustibles fossiles pour la production d’énergie, les transports et l’industrie. Ces émissions ont augmenté de manière significative depuis le début de l’ère industrielle (6).
Le CO2 et d’autres gaz à effet de serre agissent en emprisonnant la chaleur dans l’atmosphère, créant ainsi l’effet de serre qui contribue au réchauffement de la planète. Des études basées sur des observations réelles, des modèles climatiques et des mesures en laboratoire confirment le lien entre les émissions de CO2 d’origine humaine et l’augmentation de la température mondiale (6).
Certes, il existe des facteurs naturels qui influencent également le climat, tels que les cycles solaires, les éruptions volcaniques et les variations naturelles à long terme. Cependant, les scientifiques ont étudié ces facteurs et les ont pris en compte dans leurs modèles climatiques. Les données indiquent clairement que les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine sont la principale force motrice derrière le réchauffement climatique actuel.
En ce qui concerne les médias, il est important de noter que de nombreuses sources d’information, y compris les médias, ont couvert et rapporté les résultats de recherches scientifiques sur le changement climatique. Les preuves soutenant le rôle prédominant du CO2 dans le réchauffement climatique d’origine humaine ont été bien documentées et discutées dans la communauté scientifique et médiatique.
Il est essentiel de s’appuyer sur des sources d’information crédibles et vérifiées, notamment les publications scientifiques évaluées par des pairs, les organismes scientifiques reconnus et les rapports d’évaluation internationaux sur le climat. Ces sources fournissent une base solide pour comprendre les causes et les conséquences du changement climatique.
Au lieu de remettre en question le rôle du CO2 d’origine humaine dans le réchauffement climatique (5), il est crucial de se concentrer sur des solutions et des actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atténuer les effets du changement climatique. La transition vers des sources d’énergie propres et renouvelables, l’adoption de pratiques durables et la sensibilisation collective sont des éléments essentiels pour protéger notre planète et assurer un avenir durable.
5. Réchauffement bénéfique et CO2 ?
Le ‘tout-ménage’ nous dit : Le réchauffement progressif qui se produit depuis environ deux cents ans après une période froide de cinq cents ans favorise la croissance des plantes et la production de nourriture. Il ne constitue pas du tout une menace. Et le CO2 est le principal facteur de croissance de toutes les plantes.
La réponse d’État d’urgence :
Il est vrai que le réchauffement climatique peut avoir certains effets bénéfiques à court terme sur certains aspects de la croissance des plantes et de la production alimentaire. Cependant, il est important de considérer le tableau dans son ensemble et de comprendre les implications à long terme du changement climatique sur l’agriculture et les écosystèmes.
Alors que certaines régions peuvent initialement bénéficier d’une augmentation des températures et d’une prolongation de la saison de croissance, d’autres régions sont susceptibles de faire face à des défis croissants. Les effets néfastes du réchauffement climatique comprennent des événements météorologiques extrêmes plus fréquents (7), tels que sécheresses, inondations et tempêtes, qui peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur les cultures et les systèmes alimentaires.
De plus, bien que le CO2 soit essentiel à la photosynthèse des plantes, des niveaux excessifs de CO2 dans l’atmosphère peuvent entraîner des effets indésirables (8). Une augmentation continue des concentrations de CO2 peut perturber l’équilibre des écosystèmes en favorisant la croissance de certaines plantes au détriment d’autres espèces, ce qui peut avoir des répercussions sur la biodiversité et les écosystèmes naturels.
Il est important de noter que les études scientifiques ont montré que les effets positifs initiaux du réchauffement climatique sur la croissance des plantes et la production alimentaire seront largement dépassés par les impacts négatifs à mesure que les températures continueront d’augmenter (8). Les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont souligné les risques potentiels pour la sécurité alimentaire mondiale, la disponibilité de l’eau et la stabilité des écosystèmes en raison du changement climatique (9).
Outre l’ampleur du réchauffement climatique, son rythme rapide constitue un problème majeur. Les changements climatiques naturels se sont produits tout au long de l’histoire de la Terre, mais ce qui préoccupe les scientifiques aujourd’hui est la vitesse à laquelle le climat change en raison de l’activité humaine.
Le rythme accéléré du réchauffement climatique signifie que de nombreux écosystèmes et espèces n’ont pas suffisamment de temps pour s’adapter aux nouvelles conditions environnementales. Les écosystèmes sont complexes et interconnectés, et de nombreux organismes dépendent d’interactions spécifiques et d’équilibres délicats pour leur survie. Lorsque le climat change rapidement, les espèces peuvent avoir du mal à s’adapter ou à migrer vers des zones plus favorables. Certaines espèces, en particulier celles ayant des cycles de reproduction et de vie plus longs, peuvent être particulièrement vulnérables à ces changements rapides (10).
Il est donc crucial de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, y compris le CO2, afin de limiter les conséquences négatives du réchauffement climatique sur l’agriculture, la sécurité alimentaire et les écosystèmes. De plus, il est important de développer des pratiques agricoles durables et résilientes qui peuvent faire face aux défis futurs posés par le changement climatique, tout en préservant la biodiversité et les ressources naturelles.
En conclusion, bien que le réchauffement climatique puisse initialement avoir des effets positifs sur la croissance des plantes, les conséquences à long terme du changement climatique sur l’agriculture, la sécurité alimentaire et les écosystèmes sont très préoccupantes. La compréhension scientifique globale et les rapports du GIEC soulignent l’urgence d’agir pour atténuer le changement climatique et pour s’adapter de manière proactive aux défis qui nous attendent (9).
6. Préservation économique et environnementale ?
Le ‘tout-ménage’ nous dit : Voulez-vous vraiment vous appauvrir, être sous la menace de coupures de courant, avoir froid en hiver, défigurer notre beau pays, imiter les Allemands dans toutes leurs absurdités à cause d’une loi aussi inutile que nuisible ? Si vous ne voulez pas de cela, votez NON le 18 juin à la « loi sur la protection du climat ».
La réponse d’État d’urgence :
Veuillez noter que la conclusion présentée dans ce qui suit est basée sur les affirmations précédentes qui ont été contredites ou réfutées. Les inquiétudes exprimées quant à l’impact négatif de la loi sur la protection du climat sont basées sur des informations erronées ou trompeuses.
La protection du climat est un enjeu crucial pour notre planète et notre société. Les preuves scientifiques indiquent de manière claire que le changement climatique est en grande partie causé par les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre. Le réchauffement climatique et ses conséquences ont des répercussions graves sur l’environnement, l’économie et la vie des populations.
Les mesures prises pour lutter contre le changement climatique, telles que les politiques de réduction des émissions et de promotion des énergies renouvelables, sont essentielles pour atténuer les effets néfastes du réchauffement climatique. Bien que certaines de ces mesures puissent entraîner des ajustements économiques, il est important de reconnaître les avantages à long terme de la transition vers une économie basée sur des sources d’énergie propres et durables.
La mise en œuvre de politiques de protection du climat peut également créer de nouvelles opportunités économiques, telles que le développement de technologies propres, la création d’emplois verts et la stimulation de l’innovation. De plus, la protection de l’environnement naturel et la préservation de nos paysages sont des aspects importants pour la santé et le bien-être des populations.
Il est donc crucial de prendre en considération les preuves scientifiques, les recommandations des experts et le consensus établi par la communauté internationale pour prendre des décisions éclairées en matière de protection du climat. Voter contre des mesures de protection du climat basées sur des informations erronées ou trompeuses risque de compromettre notre avenir et d’aggraver les conséquences du changement climatique.
Autres points
L’aspect social
Il est crucial de reconnaître que le changement climatique ne menace pas seulement l’économie et la société dans leur ensemble, mais qu’il a également des répercussions disproportionnées sur les populations les plus vulnérables de notre planète. Les personnes les plus démunies, souvent déjà confrontées à des difficultés socio-économiques, sont les plus touchées par les conséquences du changement climatique, telles que l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, la diminution des ressources en eau et la dégradation des terres agricoles.
Les communautés les plus pauvres sont souvent les moins équipées pour faire face aux impacts du changement climatique et ont moins de ressources pour s’adapter aux changements nécessaires. Les sécheresses prolongées peuvent entraîner une pénurie alimentaire, les inondations peuvent détruire des infrastructures essentielles et les vagues de chaleur peuvent mettre en danger la santé des populations vulnérables.
En négligeant les mesures visant à protéger le climat, nous risquons d’aggraver ces inégalités et de laisser les populations les plus démunies encore plus exposées aux effets dévastateurs du changement climatique. En revanche, en prenant des mesures pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre, pour promouvoir l’adaptation et pour investir dans des solutions durables, nous pouvons contribuer à réduire ces inégalités et à créer un avenir plus équitable pour toutes et tous.
En Suisse, le changement climatique a un impact sur les personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées, et peut également avoir des conséquences sur la migration des populations défavorisées.
Les effets du changement climatique, tels que les vagues de chaleur plus fréquentes, les épisodes de sécheresse et les événements météorologiques extrêmes, peuvent mettre en danger la santé et le bien-être de ces groupes vulnérables. Les femmes, en particulier, peuvent être affectées de manière disproportionnée en raison de leur rôle prédominant dans les tâches liées à la subsistance, à la santé et à la protection de leur famille. Les enfants sont également vulnérables, car ils peuvent être plus sensibles aux maladies, à la malnutrition et aux traumatismes résultant des catastrophes naturelles liées au climat. Les personnes âgées, quant à elles, peuvent avoir des difficultés supplémentaires à faire face à la chaleur excessive et à s’adapter aux changements environnementaux.
En ce qui concerne la migration, le changement climatique peut être un facteur contributif à la migration des populations défavorisées. Les perturbations climatiques, telles que les sécheresses prolongées, les inondations et la dégradation des terres agricoles, peuvent compromettre les moyens de subsistance et les conditions de vie dans certaines régions, poussant les populations à chercher des opportunités ailleurs. Cela peut inclure la migration vers des pays comme la Suisse, où les perspectives économiques et les conditions de vie peuvent sembler plus favorables.
La lutte contre le changement climatique ne doit pas être perçue comme une menace pour les plus démunis, mais plutôt comme une opportunité de construire un monde plus juste et plus durable. En investissant dans des énergies propres, en développant des infrastructures résilientes et en favorisant un développement durable, nous pouvons créer des emplois, améliorer les conditions de vie et réduire les disparités socio-économiques.
Il est de notre responsabilité collective de prendre des mesures pour protéger le climat, non seulement pour préserver notre planète pour les générations futures, mais aussi pour assurer la justice sociale et l’équité pour tous les habitants de notre monde. En agissant maintenant, nous pouvons construire un avenir meilleur, où la protection du climat va de pair avec la réduction des inégalités et l’amélioration du bien-être pour tous.
En conclusion, il est important de reconnaître que la missive précédente contient des informations trompeuses et infondées qui visent à semer la confusion et à discréditer les efforts visant à lutter contre le changement climatique. Il est essentiel de s’appuyer sur des preuves scientifiques solides et de se méfier des discours basés sur des désinformations qui peuvent avoir de graves conséquences sur notre avenir commun.
Le déni de la réalité
Le déni de la réalité est une tendance préoccupante qui consiste à rejeter ou à minimiser des faits scientifiquement établis, souvent par des motivations idéologiques, économiques ou politiques. Dans le contexte du changement climatique, le déni de la réalité se manifeste par le refus d’accepter les preuves accablantes de l’impact des activités humaines sur le climat de notre planète.
Le déni climatique est une forme de désinformation qui remet en question le consensus scientifique établi depuis des décennies. Malgré une solide base de connaissances et une abondance de données scientifiques, certains continuent de nier ou de minimiser l’ampleur du problème, mettant ainsi en péril les mesures nécessaires pour atténuer les effets du changement climatique.
Le déni de la réalité climatique a des conséquences graves, car il entrave les efforts pour prendre des mesures significatives afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de promouvoir les énergies propres et de s’adapter aux changements déjà en cours. Il peut également retarder l’adoption de politiques et de réglementations nécessaires pour protéger notre environnement et notre société.
Il est crucial de reconnaître que le déni de la réalité climatique n’est pas basé sur des preuves scientifiques crédibles, mais plutôt sur des biais cognitifs, des intérêts particuliers ou des idéologies qui entrent en conflit avec les faits établis. Il est essentiel de promouvoir une compréhension objective et basée sur des preuves du changement climatique, en encourageant le dialogue constructif et en faisant appel à la raison et à la science.
Le défi auquel nous sommes confrontés est immense, mais en faisant face à la réalité du changement climatique et en travaillant ensemble pour trouver des solutions, nous pouvons préserver notre planète pour les générations futures et construire un avenir durable et prospère. Cela nécessite de reconnaître les dangers du déni de la réalité et de promouvoir une approche fondée sur la connaissance et l’action éclairée.
Se documenter
Dans le cas du changement climatique, la grande majorité des scientifiques et des experts s’accordent sur l’urgence d’agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et atténuer les effets du réchauffement climatique.
Il est recommandé de se référer à des sources scientifiques crédibles, telles que les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et d’autres institutions de recherche renommées, pour se former une opinion informée sur cette question complexe et cruciale pour notre avenir collectif.
Par conséquent, nous vous encourageons à rechercher des informations provenant de sources fiables et crédibles pour vous informer sur le sujet du changement climatique et de ses conséquences. Assurez-vous de vérifier la crédibilité des sources que vous consultez, en vous assurant qu’elles sont basées sur des études scientifiques rigoureuses et qu’elles sont indépendantes de tout intérêt particulier. Cela vous permettra de vous faire votre propre opinion éclairée sur la question du changement climatique.
Parcourez le site etatdurgence.ch qui vous donnera de bonnes pistes.
Quelques références
Le rapport de New Climate Economy, publié en 2018, a conclu que des actions climatiques ambitieuses pourraient générer un gain économique direct de US$ 26 000 milliards jusqu’en 2030 par rapport à un scénario de statu quo, une estimation prudente, précise-t-il : www.un.org
Vingt-quatre millions d’emplois seront créés à l’échelle mondiale d’ici à 2030 si l’on met en place des politiques permettant de promouvoir une économie plus respectueuse de l’environnement, selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT). news.un.org
Les modèles climatiques sont le principal outil utilisé pour faire des projections du changement climatique futur afin d’éclairer les décisions d’adaptation et d’atténuation. Il est donc nécessaire de réduire les incertitudes liées aux forçages pour mieux quantifier leur impact sur le système climatique physique. Ils sont également important pour déterminer plus précisément les causes de changement climatique, pour connaître quelles parts peuvent être imputées à l’humain (anthropique). Ils offrent un moyen unique d’évaluer à quoi le climat terrestre pourrait ressembler dans trente, cinquante ou cent ans. https://etatdurgence.ch/climat/modeles-climatiques/
Afin d’examiner les résultats sous toutes les coutures, l’équipe autour de Raphael Neukom a analysé ces ensembles de données selon six méthodes statistiques différentes, comme cela n’a encore jamais été fait. www.unibe.ch
Les climatosceptiques, ou climato-dénialistes comme on les appelle aussi, sont des personnes qui rejettent les principales conclusions de la science du climat et des synthèses du Giec, qui reflètent l’état des connaissances sur le climat et le changement climatique. En particulier, ils nient le fait que le réchauffement climatique soit d’origine anthropique et qu’il va causer des dégâts considérables. lejournal.cnrs.fr
« L’origine humaine du réchauffement fait officiellement consensus depuis au moins 15 ans » (CNRS). lejournal.cnrs.fr
a) Genève, le 31 octobre 2021 (OMM) – Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre sans précédent et la chaleur cumulée qu’elles entraînent ont propulsé la planète sur un terrain inconnu, ce qui a de graves conséquences pour les générations actuelles et futures. public.wmo.int b) Le réchauffement climatique anthropique modifie les caractéristiques des événements climatiques extrêmes. Cela vaut en particulier pour les journées tropicales, les vagues de chaleur, les vagues de froid et les fortes précipitations avec une augmentation incontrôlée des émissions de CO2. www.nccs.admin.ch
a) Pour faire une telle évaluation, une équipe franco-australienne s’est intéressée à la photosynthèse. Les chercheurs ont combiné l’analyse d’études publiées avec le modèle Community Atmosphere Biosphere Land Exchange (CABLE) développé depuis plus de 10 ans par l’équipe du CSIRO et de l’Inra. CABLE permet de calculer les quantités de flux d’énergie, d’eau, de carbone entre la surface terrestre et l’atmosphère et ainsi de modéliser les principaux cycles biogéochimiques des écosystèmes terrestres. Ce modèle permet d’examiner notamment comment la hausse de CO2 affecte la plante depuis l’échelle de la feuille jusqu’à l’écosystème entier. www.inrae.fr b) L’élévation du CO2 dans l’atmosphère entraîne une dégradation de la composition minérale des plantes. Affectant principalement les teneurs en azote et en protéines, mais aussi en microéléments essentiels comme le fer, ce déclin minéral fait peser une menace importante sur la sécurité alimentaire mondiale dans les décennies à venir. www.insb.cnrs.fr c) D’après l’Organisation des Nations unies (ONU), environ un dixième de la population mondiale est aujourd’hui en situation de malnutrition. Face à une démographie en constante croissance et aux défis qu’impose le réchauffement climatique, comment la production alimentaire mondiale va-t-elle s’adapter ? news.universite-paris-saclay.fr
Intervention d’Aurélien Barrau à la conférence #BEYONDGROWTH en partenariat avec LIMIT au Parlement UE. Spécialisé en relativité générale, physique des trous noirs et cosmologie, il est directeur du Centre de physique théorique Grenoble-Alpes et travaille au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble. Professeur à l’université Grenoble-Alpes, il travaille sur sur la gravité quantique. Il est aussi docteur en philosophie et militant écologiste.
Transcription
Monsieur Dombrowskis s’est effectivement prétendait que le découplage entre croissance économique et catastrophe écologique est en cours. J’irais encore plus loin que Dan pour le contredire. Je dirais qu’il y a en réalité un couplage, et je me permets de parler en français comme une petite provocation contre toutes les hégémonies, y compris celles des langages.
Alors, contrairement à ce que la présidente von der Leyen laissait entendre ici-même hier matin en ouverture de cette réunion, notre problème ne concerne pas principalement, me semble-t-il, l’utilisation des énergies fossiles. Je crois que le consensus chez les informés pourrait se résumer ainsi : il existe des limites planétaires, nous les dépassons. Cette intenable. Plus encore que le réchauffement climatique, la détérioration de l’intégrité de la biosphère constitue une menace extrême. Notre salut n’est pas compatible avec la poursuite de la croissance. Tout cela est vrai et je le soutiens solennellement. Le nier relève aujourd’hui de la complicité du crime de masse. Pourtant, ces assertions sont aussi dramatiquement insuffisantes, car en dépit de leur consonance presque révolutionnaire, elles constituent encore une vision trop convenue et trop timide, presque étriquée.
Le délire métastatique de la machine de guerre économico-technologique que nous avons élaborée n’est pas tenable.
Alors en première approximation, oui, ces énoncés sont corrects, pour des raisons évidentes. C’est vrai, le réchauffement climatique mène à une situation instable qui attente à l’habitabilité de notre planète. Oui, l’acidification des océans, l’interruption des cycles biogéochimiques, l’introduction d’espèces invasives, la pollution et la chute de la biodiversité menacent également. Oui, ceci est inconciliable avec notre avenir, la crise est profondément systémique. Le délire métastatique de la machine de guerre économico-technologique que nous avons élaborée n’est pas tenable.
Si l’on demeure dans les vérités produites par le cadre paradigmatique du monde prédateur, qui est aussi d’ailleurs le monde suicidaire dans lequel nous nous trouvons, tout cela est bien clair. Les prélèvements ne peuvent durer longtemps et ne peuvent demeurer au-dessus des ressources. Il n’est pas nécessaire de cumuler les doctorats pour le comprendre. Notre manière d’habiter l’espace transforme cette planète en déchets. Elle est inconséquente, irrationnelle et coupable. La question de la post-croissance se pose donc évidemment. Je crois pourtant que ce serait encore manquer de profondeur que d’en demeurer ici.
Permettez-moi donc d’énoncer les choses de manière un peu plus provocatrice. Il n’y a aucun problème de croissance. L’effondrement de la biodiversité n’est pas un danger et les limites planétaires sont des bénédictions. Vous l’imaginez ? Il ne s’agit pas d’une invite à la poursuite du carnage. Je m’explique donc.
L’artificialisation globale du réel et l’anéantissement de nos potentialités pourrait-il être considéré comme de la croissance ? C’est une contradiction dans les termes, nous ne nous laissons pas voler les mots par les fous.
D’abord, et cela fut rappelé par nombre d’orateurs et d’oratrices, il n’y a aucun sens à nommer croissance ceux qui relèvent d’un déclin de notre puissance d’être. En quoi ? L’artificialisation globale du réel et l’anéantissement de nos potentialités pourrait-il être considéré comme de la croissance ? C’est une contradiction dans les termes, nous ne nous laissons pas voler les mots par les fous. C’est à peu près aussi déraisonnable que d’user du terme d’intelligence artificielle, très à la mode, pour référer à des algorithmes qui n’ont rien d’intelligent indépendamment des externalités négatives considérables du numérique. La seule question intéressante serait : tout cela nous rend-il plus heureux et plus alerte ? Cette technologie qui permettra d’automatiser les recrutements, de marginaliser les artistes, d’uniformiser les attentes, d’atrophier les possibles, de déployer les contrôles et surveillances de masse, d’élaguer les errances, d’autonomiser la finance et de supprimer les imprévus, est-elle un progrès ? Sans même se soucier de son coût énergétique, de ses conséquences néocoloniales délétères et de son impact sur les vivants non humains, constitue-t-elle, en elle-même, un dessein désirable ? Souhaite-t-on obérer le fondement de notre humanité en déléguant nos choix à des processeurs ? L’interrogation n’est pas de nature scientifique, et je le dis en tant que scientifique, elle est à la marge de nature politique, mais elle est fondamentalement poétique, axiologique et ontologique.
Imaginez que nous disposions un jour d’une énergie presque propre et presque infinie. Ce serait, je crois, le pire scénario envisageable. Prenons un peu de hauteur et raisonnons au-delà de nos réflexes d’ingénieurs pavloviens. Le problème majeur aujourd’hui, j’y insiste, tient à ce que nous faisons de l’énergie, pas à son origine.
Finalement, c’est d’ailleurs la seule bonne nouvelle : il n’y aurait aucun effort à faire, puisque ce qui détruit la vie se trouve être également ce qui érode ou efface le sens. La croissance ne pose aucun problème, décuple nos amours et nos idées, nos écrits et nos offerts, nos équations et nos symphonies, nos intelligences et nos empathies. Ce qu’on nomme improprement « décroissance » ne réfère qu’aux sortir de nos addictions mortifères. Ce ne serait pas une privation, ce serait une guérison, un désensorcellement.
Un exemple plus important peut-être, pour contredire cette fois l’autre présidente, Madame Metsola : imaginez que nous disposions un jour d’une énergie presque propre et presque infinie. Ce serait, je crois, le pire scénario envisageable. Prenons un peu de hauteur et raisonnons au-delà de nos réflexes d’ingénieurs pavloviens. Le problème majeur aujourd’hui, j’y insiste, tient à ce que nous faisons de l’énergie, pas à son origine.
Tant que la destruction systématique de la vie, la dévastation des fonds marins, l’éradication des forêts demeure notre horizon. Et rappelez-vous que ces activités sont nommées « croissances » par les gens sérieux qui siègent dans cet hémicycle. Plus, d’énergie, ne signifie qu’une chose : plus de destruction. Nous n’avons pas commencé à être sérieux, c’est-à-dire à poser la question des fins, et pas uniquement celle des moyens.
Deuxièmement, je soulignais que la chute de la biodiversité n’était pas une menace, tout simplement parce qu’il s’agit d’une erreur catégorielle. La disparition de la vie sur terre, comme vous le savez, nous avons déjà éradiqué les 2/3 des populations d’insectes, les 2/3 des populations de mammifères sauvages et les 2/3 des populations d’arbres. Cette disparition ne peut pas être considérée comme un danger pouvant induire une catastrophe. Elle est, en tant que telle, la catastrophe. Ces métaconfusions rendent toute analyse inopérante. un peu comme si un médecin considérait la mort du patient comme un symptôme parmi d’autres et non pas précisément l’enjeu précis de ce contre quoi il ou elle travaille.
Enfin, et troisièmement, je suggérais que les limites planétaires étaient bienvenues, parce que créer, vivre, inventer, imaginer, c’est toujours composer avec une frontière. Nous ne sommes pas Dieu, la finitude est notre lot. La beauté s’élabore toujours dans la contrainte. Ce n’est pas triste, c’est être en vie.
Notre insouciance était une délinquance, notre obstination commence à relever de l’auto-terrorisme. Et c’est important de le souligner ici au Parlement européen.
Et c’est d’ailleurs le sens même du mot « existence ». Ce n’est pas se résigner ou abdiquer que de le saisir. C’est tout à l’inverse, choisir de cheminer sans œillères, dans un réel plus riche et flamboyant, mais aussi plus fragile que nous l’avions imaginé. Notre insouciance était une délinquance, notre obstination commence à relever de l’auto-terrorisme. Et c’est important de le souligner ici au Parlement européen.
Nous sommes les héritiers et les héritières du logos, le cœur sublime de la Grèce antique, invention géniale mais dangereuse, d’une rationalité qui se croit unique, qui se veut universelle et qui se rêve omnipotente. Logos, le joyau et le fléau de l’Occident. Aujourd’hui, face à la certitude de l’échec, un peu d’humilité serait bienvenu. Abandonner un instant notre suffisance et chercher à apprendre plus qu’à enseigner, en particulier dans nos rapports aux pays du Sud.
Nous sommes, c’est un fait, la civilisation la plus meurtrière de tous les temps du point de vue de la biosphère. Nous devenons aussi l’une des plus ineptes et finalement des plus malheureuses.
D’ailleurs, nous avons maintenant la conviction que nos prédécesseurs, au néolithique et au paléolithique, furent extrêmement explorateurs. Notre spécificité n’est pas de nous fourvoyer, nous ne sommes pas les premiers, mais de nous entêter. Malgré l’évidence scientifique, éthique et esthétique de notre inconséquence, aucune remise en question sérieuse ne semble poindre chez les gens sérieux. Nous sommes, c’est un fait, la civilisation la plus meurtrière de tous les temps du point de vue de la biosphère. Nous devenons aussi l’une des plus ineptes et finalement des plus malheureuses.
Je crois que la question des modalités – comment continuer à l’identique en émettant un peu moins de CO2 – ne devrait plus du tout nous intéresser. La seule question signifiante est celle des finalités : où voulons-nous aller ?
Un tout autre monde, sevré de nos addictions pernicieuses et de nos prédations nécrophiles, ne relèverait peut-être ni de l’effort, ni de l’ascèse, mais de la jouissance assumée, d’une puissance réinvestie. Merci.
Albert Rösti au Conseil fédéral, danger ?
Comment Albert Rösti et l’UDC sapent la parole des scientifiques
Albert Rösti et l’UDC ont-ils une dent contre les scientifiques – ou contre les sciences du climat? En public, il s’en défend: «Il est faux de dire que nous sommes climatosceptiques», affirmait-il par exemple en 2019. Mais en privé, selon les informations de Heidi.news, il n’hésite pas à attaquer la parole de scientifiques du climat.
lbert Rösti, la sympathique catastrophe climatique
Dr. Jean Martin voit d’un mauvais œil la candidature du politicien bernois au Conseil fédéral.
«Comment imaginer un membre du gouvernement suisse proche du déni du réchauffement climatique?»
Albert Rösti: « Je partage absolument le but de sortir des énergies fossiles »
Sélectionné par le groupe UDC sur le ticket pour la succession d’Ueli Maurer, Albert Rösti va devoir convaincre ces prochains jours ses collègues du Parlement. Dans La Matinale, le Bernois s’est dit favorable à la sortie des énergies fossiles, « mais il faut avoir des alternatives ».
Albert Rösti proposé comme nouveau Président d’Auto Suisse
Albert Rösti sera proposé comme nouveau Président de l’Association des importateurs suisses d’automobiles, auto-suisse. La commission de sélection mise en place par le Comité directeur proposera aux membres d’auto-suisse d’élire le Conseiller national bernois lors de l’Assemblée générale du 17 mai 2022. L’actuel titulaire du poste, François Launaz, avait annoncé à la fin 2020 qu’il partirait à la retraite à cette date. Du point de vue du Comité directeur, Albert Rösti remplit parfaitement les conditions requises pour la présidence d’auto-suisse.
Le favori de la course au Conseil fédéral, Albert Rösti, représente le lobby du pétrole. La gauche ne lui privilégie pourtant pas son colistier Hans-Ueli Vogt, issu de l’aile dure de l’UDC.
La crise climatique autorise-t-elle l’élection d’un conseiller fédéral qui a représenté la branche pétrolière? Des scientifiques et activistes climatiques ont lancé la semaine un appel «Non au lobby du pétrole au Conseil fédéral», contre la candidature d’Albert Rösti à la succession d’Ueli Maurer.
Pour Albert Rösti, «il est faux de vouloir se passer d’un type d’énergie»
Dans un entretien aux journaux du groupe Tamedia, le candidat de l’UDC au Conseil fédéral se dit favorable aux énergies renouvelables, sans fermer la porte aux autres types d’énergie, dont le nucléaire.
Appel à Berne pour que le Parlement n’élise pas Albert Rösti
Plusieurs dizaines de personnalités du monde scientifique, culturel et de la société civile demandent d’empêcher son accession au Conseil fédéral en raison des liens avec le monde du pétrole et de l’automobile.
«Sa place est au tribunal plutôt qu’au Conseil fédéral», lance un Vert
Au lieu d’accéder au Conseil fédéral, Albert Rösti devrait être jugé, estime un conseiller municipal écologiste de Zurich. Par ses activités de lobbying et sa politique, l’élu bernois de l’UDC enfreint la Constitution, selon lui.
L’appel : Résistance des milieux scientifiques, culturels et de la société civile contre le lobby pétrolier au Conseil fédéral
Pour toutes ces raisons, actif-trafiC pense que l’appel «NON au lobby du pétrole au Conseil fédéral!» doit être entendu par les parlementaires fédéraux afin que le 7 décembre, ils et elles fassent barrière à l’UDC et à son favori Albert Rösti.
Rien de tel qu’une bonne canicule à 35° en cet été 2022 pour me sortir de ma procrastination et décider de partir à la découverte du Plan climat vaudois 1re génération (juin 2020 / Réf. 1). Retranchée à l’intérieur, fenêtres et volets clos, je déroule.
Le bilan est inquiétant, le déni passé semble dépassé et du coup je respire. Le canton de Vaud fait face à un défi jamais vu. L’urgence climatique a été déclarée par le Grand Conseil en juin 2020. Ouf, nous allons enfin passer aux choses sérieuses, aux mesures drastiques et immédiates qu’appelle de ses vœux le dernier rapport du GIEC de février 2022. Plus que trois ans pour inverser la tendance !
L’objectif du plan climat vaudois est le suivant : atteindre une réduction de GES (gaz à effet de serre) entre 50% et 60% d’ici à 2030 (par rapport à 1990) et la neutralité carbone territoriale d’ici à 2050.
Comment nos autorités imaginent-elles atteindre cet objectif ? De la façon suivante : « L’effort consiste essentiellement à orienter, soutenir, renforcer et compléter les moyens engagés ». Bon, ce n’est pas gagné. Aucune mesure contraignante n’est prévue, il ne faut pas mécontenter l’électorat.
Qu’en est-il alors de la réduction urgentissime des 79 % de GES générés par les énergies fossiles, mobilité et chauffage des bâtiments confondus ? (Réf. 2)
Le Canton dit vouloir assumer une responsabilité en termes « d’accompagnement, de coordination et de cohérence des actions à mener ». À titre d’exemple, nos élus prévoient donc d’inciter, d’accompagner, d’encourager la population à prendre les transports publics ou leur vélo ainsi qu’à acheter des voitures électriques. Cette dernière incitation me parait d’ailleurs être en contradiction avec la pénurie d’énergie annoncée. Allez comprendre. Dans le même temps, le nombre de voitures a considérablement augmenté sur notre territoire. Je m’interroge, les émissions grises sont-elles prises en compte dans les calculs ?
Et puis, aucune mention particulière n’est faite concernant la rénovation des bâtiments et la transition vers des chauffages moins polluants.
L’accroissement de la population que connait notre canton rend le défi de la réduction des émissions encore plus grand. Cependant, il faudrait continuer de développer, de générer de la croissance, d’y attirer de nouveaux habitants. Vous avez dit schizophrénie ? Inconscience ? Cynisme ? Appât du gain ? Faire beaucoup moins avec beaucoup plus ? Vraiment ?
Autre mauvaise surprise ! Seules 12 mesures ont passé la rampe en lien avec le plan climat sur les 100 annoncées. Ces dernières ne sont d’ailleurs pas accessibles sur le site internet.
La population, les communes, les entreprises, les associations sont appelées à s’y mettre. Mais comment les informer afin de les inciter à bien faire ? Voilà ce qui est prévu : des conférences et des ateliers. Un fou rire nerveux me saisit. Ce ne peut être vrai !
Les professions de foi et les déclarations d’intention foisonnent dans ce plan, mais aucun calendrier précis d’application des mesures n’y est édicté, nous nageons dans le flou. Le plan climat 2e mouture est en préparation et devrait voir le jour en 2024, ce qui tombe bien. Les deux années restantes pour agir seront écoulées, génial. Là, je vais pleurer.
Jean-Pascal Delamuraz avait adapté le trait d’esprit d’un ancien conseiller fédéral à notre réalité locale : « Les vaudois se lèvent tôt, mais se réveillent tard ».
Alors que faire maintenant ? L’extrême urgence étant de faire baisser rapidement les GES ne pourrait-on pas décréter la piétonnisation des villes du canton et informer les propriétaires privés du chemin à prendre pour rénover leurs maisons et rendre les bâtiments les plus autonomes possibles en termes de chauffage et d’électricité ?
À quand des conférences de presse régulières sur l’urgence climatique ? Tenues conjointement par Christelle Luisier et Vassilis Venizelos pour le canton et Grégoire Junod et Natacha Litzistorf pour Lausanne. Leur silence sur ce sujet est tout bonnement assourdissant. Il est temps de dire la vérité à la population et de l’informer clairement de ce qu’il convient de faire tout de suite et non d’ici à quelques années. Du courage, du courage et encore du courage !
Pour terminer, je m’étonne également d’avoir appris par le biais de l’entreprise « Romande Énergie » (Réf. 3), et non par la voix de nos autorités, dans quelle situation difficile nous nous trouvons réellement à quelques mois de l’hiver.
J’ai chaud, très chaud et au moment de conclure je suis vraiment très inquiète. Nos institutions ne sont manifestement pas à la hauteur de l’enjeu. Il est temps de doter notre démocratie d’un outil supplémentaire qui permettra aux citoyennes et citoyens de ce canton de s’exprimer directement sur des thèmes qui sont dans l’impasse pour cause de blocage politique. Des assemblées citoyennes pourraient nous y aider !
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