Centrales de réserve : le Conseil fédéral demande 2,3 milliards au Parlement

Dernière modification le 28-10-2026 à 15:23:21

Le 12 juin 2026, le Conseil fédéral a approuvé le message sur l’arrêté fédéral relatif au financement de nouvelles centrales de réserve, destinées à garantir la sécurité d’approvisionnement en électricité.

Les faits

Le Conseil fédéral demande au Parlement un crédit d’environ 2,3 milliards de francs pour la construction et la mise à disposition de ces centrales, qui devraient être opérationnelles vers 2030 pour une durée de 15 ans. Selon le communiqué, ces dépenses n’ont aucune incidence sur les finances de la Confédération.

La justification repose sur les tensions géopolitiques et les analyses de risques de la Confédération, qui estiment qu’une pénurie d’électricité de trois mois en hiver pourrait causer jusqu’à 84 milliards de francs de dommages. Seules des centrales de réserve peuvent, selon le Conseil fédéral, fournir rapidement de fortes puissances de manière continue sur une longue période ; la Commission fédérale de l’électricité (ElCom) recommande une capacité continue d’au moins 500 MW dès 2030, en complément de la réserve hydroélectrique.

En mai 2025, le DETEC avait déjà attribué à quatre prestataires la réalisation de ces centrales, pour une puissance totale de 583 MW conforme à la recommandation de l’ElCom, fonctionnant avec un combustible neutre en CO2. Les contrats ont été signés au premier semestre 2026 ; le Conseil fédéral en prend acte dans ce message.

Ce qu’il faut retenir

  • Le Parlement doit vraisemblablement débattre du message lors des sessions d’automne et d’hiver 2026.
  • Le communiqué présente ces centrales comme une solution de sécurité d’approvisionnement à combustible « neutre en CO2 » ; sa nature exacte (biogaz, hydrogène, autre) n’est pas précisée dans la source.

AVANCÉE OU RECUL ?

Accélérer la sécurité d’approvisionnement électrique via des centrales de réserve peut se lire comme une avancée prudente — mais le communiqué parle d’un «combustible neutre en CO2» sans préciser lequel. Ce choix accompagne-t-il la transition énergétique, ou installe-t-il une dépendance à un carburant fossile maquillé en solution verte ?

Source

Conseil fédéral, communiqué du 12 juin 2026.