Captage et stockage du CO₂ : ce que la technologie peut faire

Dernière modification le 20-10-2026 à 20:13:26

Capter le CO₂ à la sortie d’une cheminée ou dans l’air, puis l’enfouir durablement sous terre : la technique fonctionne à l’échelle industrielle depuis 1996. Mais la capacité de captage en service équivaut à environ 0,2 % des émissions fossiles mondiales de CO₂, et les quantités réellement captées sont inférieures. Les scénarios du GIEC compatibles avec 1,5 °C ou 2 °C font tous appel au retrait de CO₂ de l’atmosphère, à des niveaux sans commune mesure avec l’existant. La Suisse compte sur ces techniques pour environ 12 millions de tonnes par an en 2050. État des connaissances au 20 octobre 2026.

L’essentiel en 7 points

  1. Ordre de grandeur : 113 installations commerciales de captage et stockage fonctionnent dans le monde, pour une capacité de 68 millions de tonnes de CO₂ par an1, face à 38,1 milliards de tonnes de CO₂ fossile émises en 20252.
  2. Réduire n’est pas retirer : capter le CO₂ d’une cimenterie évite une émission ; seuls le captage sur la biomasse (BECCS) ou dans l’air (DACCS), suivis d’un stockage durable, retirent du CO₂ de l’atmosphère3.
  3. Scénarios : selon le GIEC, le retrait de CO₂ est « inévitable » pour atteindre le zéro net, afin de compenser les émissions difficiles à éviter4.
  4. Aujourd’hui : environ 2,2 milliards de tonnes de CO₂ sont retirées chaque année, à 99,9 % par les forêts et les sols ; les méthodes nouvelles ne pèsent que 0,002 milliard de tonnes5.
  5. Stockage : un site bien choisi et bien géré retient très probablement plus de 99 % du CO₂ injecté sur 100 ans6, mais les retours d’expérience montrent des écarts importants entre prévisions et comportement réel des réservoirs7.
  6. Limites : le captage consomme beaucoup d’énergie et sa promesse peut, selon la manière dont elle est intégrée aux politiques, retarder les réductions d’émissions8.
  7. Suisse : la stratégie fédérale prévoit environ 5 millions de tonnes évitées par captage et 7 millions de tonnes d’émissions négatives par an en 2050, en partie à l’étranger9.

1. De quoi parle-t-on ?

Quatre familles de techniques

Le captage et stockage du CO₂ (CSC, en anglais CCS) désigne une chaîne complète : séparer le CO₂ des fumées, le comprimer, le transporter, l’injecter dans une formation géologique profonde et surveiller le site. Le GIEC y voit une option pour réduire les émissions des grandes sources fossiles de l’énergie et de l’industrie, si un stockage géologique est disponible3.

Le captage et utilisation du CO₂ (CUC, en anglais CCU) valorise le CO₂ dans des produits. Si leur durée de vie est courte, comme pour les carburants synthétiques, les émissions ne sont en règle générale que déplacées dans le temps ; seuls des produits très durables, comme certains bétons, stockent le carbone à long terme9.

La bioénergie avec captage et stockage (BECCS) applique le captage à une installation qui brûle de la biomasse. Le captage direct dans l’air avec stockage (DACCS) extrait le CO₂ de l’air ambiant. Dans les deux cas, le CSC fournit la partie « stockage » d’une méthode de retrait de CO₂3.

Réduire ou retirer : une différence de nature

Une cimenterie équipée d’un captage émet moins, mais n’enlève rien à l’atmosphère : on parle d’émissions évitées. Une plante, elle, a prélevé du CO₂ dans l’air en poussant. Si ce carbone est capté lors de sa combustion puis stocké sous terre, il passe de l’atmosphère vers un réservoir géologique : on parle d’émissions négatives, ou de retrait de CO₂ (CDR). Le captage direct dans l’air produit le même effet. Les deux approches ne répondent pas au même besoin.

2. Où en est le déploiement ?

Combien de CO₂ est capté aujourd’hui ?

Le Global CCS Institute, qui recense les projets, compte en 2026 113 projets commerciaux en service, pour une capacité de 68 millions de tonnes (Mt) de CO₂ par an, en précisant que cette capacité n’est pas égale au CO₂ réellement capté1. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) l’estimait à « un peu plus de 50 Mt » début 202510.

Rapportée aux 38,1 milliards de tonnes de CO₂ fossile émises en 20252, la capacité installée équivaut à environ 0,2 % des émissions. Elle progresse : 77 installations en 2025, contre 50 un an plus tôt11, et 21 grandes installations en 2020 selon la vidéo de référence12.

Annoncé ou réalisé ?

Les annonces dépassent nettement les réalisations. Selon l’AIE, les projets en préparation porteraient la capacité de captage à environ 430 Mt par an en 2030, une tendance qu’elle juge insuffisante pour viser le zéro net10. Les projets réellement en construction représentent 56 Mt par an1. Le GIEC constate que les rythmes de déploiement sont « très inférieurs » à ceux des trajectoires à 1,5 °C ou 2 °C3.

D’où vient le CO₂ capté ?

Selon le GIEC, le captage et l’injection sont matures pour le traitement du gaz naturel, qui impose de toute façon de séparer le CO₂, et pour la récupération assistée de pétrole. Ils le sont beaucoup moins pour les centrales électriques, les cimenteries et la chimie, où ils constituent pourtant une option importante3.

3. Quel rôle dans les scénarios du GIEC ?

Pourquoi les scénarios en ont-ils besoin ?

Le GIEC écrit que le déploiement du retrait de CO₂ « pour compenser les émissions résiduelles difficiles à éviter est inévitable » si l’on veut atteindre le zéro net de CO₂ ou de gaz à effet de serre4. Il lui attribue trois rôles : réduire les émissions nettes à court terme, compenser à moyen terme les émissions résiduelles de l’agriculture, de l’aviation, du transport maritime et de certains procédés industriels, et produire à long terme des émissions nettes négatives4.

Les volumes varient fortement d’un scénario à l’autre. Dans les trajectoires qui limitent le réchauffement à 1,5 °C sans dépassement ou avec un dépassement limité, le BECCS cumulé entre 2020 et 2100 va de 30 à 780 milliards de tonnes (Gt) de CO₂, et le DACCS de 0 à 310 Gt13. Pour l’année 2050, la valeur médiane des scénarios à 2 °C ou moins est d’environ 3 Gt par an pour les forêts et les sols, 2,75 Gt pour le BECCS et 0,02 Gt pour le DACCS, avec des fourchettes très larges14.

Que retire-t-on réellement aujourd’hui ?

Le rapport international The State of Carbon Dioxide Removal (3e édition, 2026) estime le retrait total à 2,2 Gt de CO₂ par an, dont 99,9 % par des méthodes conventionnelles : boisement, reboisement, produits en bois durables. Les méthodes nouvelles (biochar, BECCS, DACCS, altération des roches) totalisent environ 0,002 Gt par an. Elles croissent de 40 % par an, mais n’atteindraient que 0,008 Gt de capacité en 2030, et seuls 20 % des capacités prévues ont été construites ces dernières années5.

Dans les scénarios compatibles avec l’Accord de Paris et à la plus haute ambition, la médiane atteint 2,9 Gt par an en 2030 et 8,8 Gt en 2050, alors que les engagements des États plafonnent à 3,6 Gt en 20505. L’édition précédente, fondée en partie sur les scénarios du GIEC, donnait 7 à 9 Gt par an en 205015.

Forêts ou réservoirs géologiques : une permanence différente

Le carbone stocké dans la végétation et les sols peut être relâché par une perturbation humaine ou naturelle, et il est exposé au changement climatique lui-même ; le CO₂ placé dans des réservoirs géologiques l’est beaucoup moins. Les durées de stockage vont de quelques décennies à quelques siècles dans le premier cas, et atteignent 10 000 ans ou plus dans le second16. Voir aussi la fiche Les puits de carbone.

4. Captage direct dans l’air : coûts et capacités réelles

Pourquoi est-ce si coûteux ?

L’air ne contient qu’environ 0,04 % de CO₂. Le procédé est donc moins efficace et plus cher que le captage sur une cheminée. Le GIEC estime le coût du DACCS entre 100 et 300 dollars par tonne (fourchette complète : 84 à 386 dollars)14. Ce sont des estimations tirées de la littérature, pas des prix observés.

L’énergie est le second frein : 4 à 10 gigajoules par tonne de CO₂ avec les technologies actuelles, dont environ 80 % de chaleur. Retirer 10 Gt par an demanderait 40 à 100 exajoules par an, pour un approvisionnement mondial en énergie primaire d’environ 600 exajoules17.

Que produisent les usines existantes ?

Les deux plus grandes installations se trouvent en Islande, près de la centrale géothermique de Hellisheiði, et appartiennent à l’entreprise zurichoise Climeworks. Orca, en service depuis 2021, a une capacité nominale de 4000 tonnes par an18 ; Mammoth, démarrée en mai 2024, est conçue pour 36 000 tonnes par an19.

Les tonnages réels restent loin de ces valeurs. En septembre 2026, l’entreprise a annoncé que des améliorations avaient plus que doublé les performances des conteneurs de captage modernisés et réduit de plus de moitié ses coûts d’exploitation par tonne, sans publier ce coût20. Selon l’agence Bloomberg, Mammoth a retiré 675 tonnes nettes de CO₂ au premier semestre 2026, environ six fois plus qu’un an plus tôt21. Même à pleine capacité, Mammoth représenterait environ un millionième des émissions mondiales de CO₂ fossile.

5. Le stockage géologique est-il sûr ?

Que dit la science ?

Le CO₂ est injecté à plus de 800 mètres de profondeur, où il reste à l’état dense, dans des aquifères salins ou d’anciens gisements de pétrole et de gaz. Avec le temps, une partie se dissout dans l’eau du réservoir ou se minéralise. Le rapport spécial du GIEC sur le sujet concluait en 2005 que, dans un réservoir bien choisi et bien géré, la fraction retenue dépasse très probablement 99 % sur 100 ans, et probablement 99 % sur 1000 ans6. Le sixième rapport estime la capacité géologique technique à environ 1000 Gt de CO₂, plus que les besoins de stockage d’ici 2100 pour limiter le réchauffement à 1,5 °C, même si sa répartition régionale peut constituer une limite3.

Que montrent les sites en service ?

Trois retours d’expérience

Sleipner (Norvège, mer du Nord) : depuis 1996, environ 1 million de tonnes de CO₂ par an, issues du traitement du gaz naturel, sont injectées dans la formation d’Utsira, à environ 800 mètres sous le fond marin. Quelque 20 millions de tonnes y ont été stockées et la surveillance sismique n’indique pas de fuite. Le projet a été décidé parce qu’une taxe norvégienne sur le CO₂ rendait le rejet dans l’air coûteux22.

Snøhvit (Norvège, mer de Barents) : l’injection, commencée en 2008 dans la formation de Tubåen, a été arrêtée en avril 2011 parce que la pression montait plus vite que prévu. Le CO₂ a été redirigé vers une formation moins profonde, celle de Stø. Jusqu’en 2013, 1,1 Mt avaient été injectées dans la première et 0,8 Mt dans la seconde23.

Gorgon (Australie) : ce projet lié à une installation de gaz naturel liquéfié devait capter environ 4 Mt par an. L’injection a commencé en 2019, avec trois ans de retard. Selon une analyse des rapports de l’exploitant, le site n’a capté que 30 % du CO₂ extrait du gisement en 2023-2024, et 44 % en cumul depuis 2019, en raison de difficultés à gérer la pression du réservoir24.

Une première lecture souligne qu’aucune fuite vers la surface n’a été signalée et que les exploitants ont pu corriger les problèmes. Une seconde lecture insiste sur les écarts importants entre prévisions et comportement réel des réservoirs, qui imposent de « s’attendre à l’inattendu » et de prévoir des solutions de repli7. Les deux lectures divergent sur le poids des incertitudes pour un déploiement des centaines de fois plus grand.

6. Le cas de la récupération assistée de pétrole

Comment cela fonctionne-t-il ?

Une partie importante du CO₂ capté est injectée dans des gisements de pétrole en déclin pour en extraire davantage. En 2022, un institut d’analyse financière estimait que cet usage concernait environ 73 % de la capacité de captage existante25. Le CO₂ qui remonte avec le pétrole est réinjecté, si bien qu’une grande partie reste dans le gisement.

Quel effet sur le climat ?

Le bilan dépend du calcul. Selon l’AIE, aux États-Unis, 300 à 600 kg de CO₂ sont injectés par baril produit, alors que la combustion d’un baril émet environ 400 kg de CO₂, plus environ 100 kg pour sa production et son transport. Plus de 70 % de ce CO₂ y provient toutefois de gisements naturels et non d’un captage26. Le GIEC qualifie de « contestée » l’idée de financer le captage dans l’air par ce débouché8.

Une première lecture y voit un marché qui a permis de développer les infrastructures de transport et d’injection. Une seconde souligne qu’il prolonge la production de pétrole et que le CO₂ stocké ne compense, au mieux, qu’une partie des émissions du pétrole supplémentaire.

7. Énergie requise et risque de dissuasion

Combien d’énergie le captage consomme-t-il ?

Les procédés captent 85 à 95 % du CO₂ traité. Une centrale équipée consomme 10 à 40 % d’énergie de plus qu’une centrale sans captage, surtout pour séparer et comprimer le gaz, si bien que la réduction nette des émissions atteint environ 80 à 90 %6. Pour le GIEC, une installation fossile n’est considérée comme « dotée de dispositifs de réduction » que si elle capte au moins 90 % de ses émissions27.

La promesse du captage peut-elle freiner la réduction des émissions ?

Le GIEC relaie des craintes formulées dans la littérature : selon la conception des stratégies, la perspective d’un retrait massif de CO₂ pourrait entraver les réductions d’émissions à court terme, masquer des politiques insuffisantes, faire reposer l’effort sur des technologies encore balbutiantes et reporter la charge sur les générations futures8. On parle en anglais de mitigation deterrence, ou d’aléa moral.

Une première lecture juge ce risque majeur, au vu de l’écart persistant entre scénarios et réalisations. Une seconde estime qu’il peut être géré, par exemple en fixant des objectifs séparés pour les réductions et pour les retraits, une piste mentionnée par le GIEC8. Toutes deux rejoignent le GIEC sur un point : le retrait vient en complément de réductions d’émissions profondes et rapides, pas à leur place4.

8. Et en Suisse ?

Quels besoins d’ici 2050 ?

La Suisse a émis 40,1 millions de tonnes d’équivalents CO₂ en 2024, soit 27,3 % de moins qu’en 199028. Elle vise le zéro net en 2050. Dans un rapport adopté le 18 mai 2022, le Conseil fédéral reprend l’estimation de sa stratégie climatique à long terme : les émissions difficilement évitables de l’industrie, de la valorisation des déchets et de l’agriculture avoisineront 12 millions de tonnes d’équivalents CO₂ par an en 2050. Environ 5 millions de tonnes pourraient être évitées par le captage, en particulier dans les cimenteries et les usines d’incinération des ordures ménagères ; le solde, près de 7 millions de tonnes, devra être compensé par des émissions négatives9.

Les valeurs indicatives prévoient de porter le captage en Suisse d’environ 0,5 à 7 millions de tonnes par an entre 2031 et 2050 (1 million en 2035, 2 en 2040, 5 en 2045). En 2050, environ 5 millions de tonnes captées seraient d’origine fossile ou liées aux procédés, et 2 millions d’origine biogène. Environ 5 millions de tonnes d’émissions négatives devraient en outre être produites à l’étranger, surtout par captage direct dans l’air. Le coût atteindrait environ 2,3 milliards de francs par an, avec une forte incertitude9. Un rapport de 2024 ajoute 1 à 2 millions de tonnes d’émissions négatives par an pour compenser le CO₂ de l’aviation internationale29.

Où stocker le CO₂ suisse ?

Le sous-sol suisse n’offre qu’un potentiel limité et mal connu : selon l’Office fédéral de l’énergie, d’éventuels sites géologiques ne seraient opérationnels qu’au plus tôt 15 à 20 ans après 2022, si l’exploration est concluante. Les valeurs indicatives pour 2050 sont de 3 millions de tonnes stockées en Suisse et 4 millions exportées par an ; d’ici là, le béton de démolition peut fixer une part plus modeste par carbonatation9.

Pour exporter du CO₂ vers des sites sous-marins, le Conseil fédéral a engagé en 2023 la ratification de l’amendement au Protocole de Londres qui le permet30. La Suisse a signé un accord avec la Norvège en juin 2025, qui lui permet d’y stocker du CO₂ et d’échanger des émissions négatives31, puis deux accords avec le Danemark en septembre 2025, atteignant l’objectif de deux pays partenaires fixé pour fin 202532. Ont suivi une entente avec la Suède en mai 2026 ; une déclaration d’intention la lie à l’Islande depuis 202133. Le site norvégien Northern Lights, qui stocke du CO₂ sous la mer du Nord, est en service depuis 202534.

Projets pilotes et entreprise pionnière

Le projet DemoUpCARMA, mené de 2021 à 2023 par l’ETH Zurich avec l’Institut Paul Scherrer, a testé le stockage dans le béton de CO₂ biogène issu d’une installation de biogaz et le transport de CO₂ vers un réservoir géologique à l’étranger, avec le partenaire islandais Carbfix35.

Climeworks a annoncé en mai 2025 la suppression de nettement plus de 10 % de ses 498 postes, invoquant des moyens financiers limités et la mise en attente de son projet en Louisiane36. Avec la faible production de ses usines islandaises (section 4), ces difficultés montrent l’écart entre les émissions négatives prévues dans la planification suisse et l’état actuel de la technologie. Voir aussi Le plan climat suisse.

Fait, estimation ou débat ?

En résumé

Établi : le captage et le stockage géologique du CO₂ fonctionnent à l’échelle industrielle depuis 1996 ; la capacité en service (68 Mt par an) représente environ 0,2 % des émissions fossiles ; le retrait actuel de CO₂ provient à 99,9 % des forêts et des sols ; le stockage en végétation est plus réversible que le stockage géologique. Estimé : les besoins de retrait de 7 à 9 Gt par an en 2050 dans les scénarios compatibles avec l’Accord de Paris ; la rétention de plus de 99 % du CO₂ sur des siècles dans un site bien géré ; les coûts futurs du captage direct dans l’air (100 à 300 dollars par tonne) ; les 12 millions de tonnes suisses à traiter en 2050. Débattu : le poids des surprises géologiques pour un déploiement à grande échelle ; l’intérêt climatique de la récupération assistée de pétrole ; le risque que la promesse du captage retarde les réductions d’émissions ; la faisabilité de la montée en puissance prévue par les scénarios.

Vidéos de référence

Le captage et la séquestration du carbone pour réduire les émissions

Vulgarisation détaillée (2020) de la chaîne du CSC : types de stockage géologique, risques de fuite et de séismes induits, récupération assistée de pétrole, écart entre scénarios et déploiement réel. Elle distingue clairement émissions évitées et émissions négatives. Ses chiffres sont datés (21 grandes installations en 2020, coûts de 2019) et la capacité de stockage qu’elle cite dépasse l’estimation du GIEC. Elle défend une lecture plutôt favorable au CSC sur les sources industrielles, à condition d’un cadre politique contraignant12.

Pour aller plus loin

Sources et notes

Sources consultées en octobre 2026. Une erreur, une source à ajouter ? Écrivez-nous via la page de contact.

  1. Global CCS Institute, « Global Status of CCS 2026 », 2026 (113 projets commerciaux en service, 68 Mt/an de capacité opérationnelle, 56 Mt/an en construction ; « la capacité de captage n’est pas égale au captage annuel réel »). globalccsinstitute.com Aller à la note de bas de page 1
  2. Global Carbon Project, « Fossil fuel CO2 emissions hit record high in 2025 », Global Carbon Budget 2025, 13 novembre 2025 (38,1 Gt de CO₂ fossile, projection pour 2025). globalcarbonbudget.org Aller à la note de bas de page 2
  3. GIEC, AR6, Groupe de travail III, « Résumé à l’intention des décideurs », 2022, paragraphe C.4.6. ipcc.ch Aller à la note de bas de page 3
  4. GIEC, AR6, Groupe de travail III, « Résumé à l’intention des décideurs », 2022, paragraphes C.11 et C.11.4. ipcc.ch Aller à la note de bas de page 4
  5. Edwards M. R., Geden O., Gidden M. J. et al. (éd.), « The State of Carbon Dioxide Removal, 3rd Edition », 2026, résumé exécutif, p. 11-12, et chapitre 8. stateofcdr.org Aller à la note de bas de page 5
  6. GIEC, « Rapport spécial sur le piégeage et le stockage du dioxyde de carbone », Résumé à l’intention des décideurs, 2005 (rendement de captage, surcoût énergétique de 10 à 40 %, rétention de plus de 99 % sur 100 ans très probable). ipcc.ch Aller à la note de bas de page 6
  7. Hauber G., « Norway’s Sleipner and Snøhvit CCS: Industry models or cautionary tales? », IEEFA, 14 juin 2023. ieefa.org Aller à la note de bas de page 7
  8. GIEC, AR6, Groupe de travail III, chapitre 12 « Cross-sectoral Perspectives », section 12.3, 2022. ipcc.ch Aller à la note de bas de page 8
  9. Conseil fédéral, « Captage et stockage du CO2 (CSC) et technologies d’émission négative (NET). Leur contribution possible, par étapes, à l’objectif climatique à long terme », rapport, Berne, 18 mai 2022, p. 4-9. newsd.admin.ch Aller à la note de bas de page 9
  10. Fajardy M., Greenfield C., Tweneboah Koduah J., « CCUS projects around the world are reaching new milestones », Agence internationale de l’énergie, commentaire, 30 avril 2025. iea.org Aller à la note de bas de page 10
  11. Global CCS Institute, « Carbon capture stays the course despite global headwinds with 54% rise in operational projects », communiqué, 9 octobre 2025. globalccsinstitute.com Aller à la note de bas de page 11
  12. Le Réveilleur, « La Capture et Séquestration de Carbone pour réduire nos émissions de CO2 », vidéo, 2020. youtu.be Aller à la note de bas de page 12
  13. GIEC, AR6, Groupe de travail III, « Résumé à l’intention des décideurs », 2022, paragraphe C.3.5. ipcc.ch Aller à la note de bas de page 13
  14. GIEC, AR6, Groupe de travail III, chapitre 12, résumé exécutif, 2022 (médianes 2050 pour les scénarios à 2 °C ou moins : 2,98 Gt/an forêts et sols, 2,75 Gt/an BECCS, 0,02 Gt/an DACCS ; coûts du DACCS). ipcc.ch Aller à la note de bas de page 14
  15. Smith S. M., Geden O., Gidden M. J. et al. (éd.), « The State of Carbon Dioxide Removal, 2nd Edition », 2024 (présentation sur le site du Grantham Research Institute, LSE, 5 juin 2024). lse.ac.uk Aller à la note de bas de page 15
  16. GIEC, AR6, Groupe de travail III, « Résumé à l’intention des décideurs », 2022, paragraphes C.11.1 et C.11.3. ipcc.ch Aller à la note de bas de page 16
  17. GIEC, AR6, Groupe de travail III, chapitre 12, section 12.3.1.1 « Direct Air Carbon Capture and Storage », 2022. ipcc.ch Aller à la note de bas de page 17
  18. Climeworks, « Orca », page de l’installation (capacité jusqu’à 4000 t/an, mise en service le 8 septembre 2021). climeworks.com Aller à la note de bas de page 18
  19. Climeworks, « Mammoth », page de l’installation (capacité jusqu’à 36 000 t/an, mise en service en mai 2024). climeworks.com Aller à la note de bas de page 19
  20. Climeworks, « Climeworks announces key performance improvements at Mammoth », communiqué, Zurich, 10 septembre 2026. climeworks.com Aller à la note de bas de page 20
  21. Bloomberg, « Carbon Removal Pioneer Climeworks Increases CO2 Capture Sixfold », 10 septembre 2026, repris par Energy Connects. energyconnects.com Aller à la note de bas de page 21
  22. Equinor, « CCS on Sleipner: back where it came from », Industriminne (patrimoine industriel d’Equinor). equinor.industriminne.no Aller à la note de bas de page 22
  23. Direction norvégienne de l’offshore (Sodir), « CO2 Atlas for the Norwegian Continental Shelf », section 6.2.1, « Storage capacity Snøhvit area ». sodir.no Aller à la note de bas de page 23
  24. Denis-Ryan A., Morrison K., « Gorgon CCS underperformance hits new low in 2023-24 », IEEFA, 28 novembre 2024 (analyse des rapports environnementaux de l’exploitant). ieefa.org Aller à la note de bas de page 24
  25. Robertson B., « Carbon Capture: CCS, CCUS, CCU », IEEFA, septembre 2022. ieefa.org Aller à la note de bas de page 25
  26. McGlade C., « Can CO2-EOR really provide carbon-negative oil? », Agence internationale de l’énergie, commentaire, 10 avril 2019. iea.org Aller à la note de bas de page 26
  27. GIEC, AR6, Groupe de travail III, « Résumé à l’intention des décideurs », 2022, note 54. ipcc.ch Aller à la note de bas de page 27
  28. Office fédéral de l’environnement (OFEV), « Inventaire des gaz à effet de serre 2024 », 13 avril 2026. bafu.admin.ch Aller à la note de bas de page 28
  29. Office fédéral de l’environnement (OFEV), « Feuille de route extraction et stockage du CO2 », 22 septembre 2025. bafu.admin.ch Aller à la note de bas de page 29
  30. Office fédéral de l’environnement (OFEV), « Extraction et stockage du CO2 : coopération internationale » (décision du Conseil fédéral du 22 novembre 2023). bafu.admin.ch Aller à la note de bas de page 30
  31. Conseil fédéral, « Le conseiller fédéral Albert Rösti signe un accord avec la Norvège sur le stockage du CO₂ », communiqué, 17 juin 2025. admin.ch Aller à la note de bas de page 31
  32. Conseil fédéral, « Switzerland signs agreements with Denmark on carbon storage », communiqué, 3 septembre 2025. admin.ch Aller à la note de bas de page 32
  33. Office fédéral de l’environnement (OFEV), « Accords bilatéraux climat » (Suède, 6 mai 2026 ; Islande, 20 juillet 2021). bafu.admin.ch Aller à la note de bas de page 33
  34. Northern Lights, site officiel du projet (« operations started in 2025 »). norlights.com Aller à la note de bas de page 34
  35. Institut Paul Scherrer (PSI), « Demonstration and Upscaling of CARbon dioxide MAnagement solutions for a net-zero Switzerland (DemoUpCARMA) ». psi.ch Aller à la note de bas de page 35
  36. Siegert M., Schumacher P., « Climeworks: gefeiertes Start-up steht vor Massenentlassung », SRF, 14 mai 2025. srf.ch Aller à la note de bas de page 36