Bilan mondial 2025 : une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées

Dernière modification le 20-10-2026 à 14:44:34

Le 14 janvier 2026, le service européen Copernicus et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ont publié leur bilan de l’année 2025 : une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, alors que l’année a débuté et s’est terminée sous l’influence refroidissante de La Niña.

Ce qui est établi

  • Copernicus : température moyenne mondiale de 14,97 °C, soit +1,47 °C par rapport à 1850-1900. 2025 est la 3e année la plus chaude, au niveau mondial comme en Europe ; 2024 reste la plus chaude.
  • OMM : analyse consolidée de huit jeux de données, +1,44 °C (± 0,13 °C) par rapport à 1850-1900. 2025 est classée 2e par deux jeux de données et 3e par les six autres.
  • Les années 2023, 2024 et 2025 sont les trois plus chaudes, avec +1,48 °C en moyenne (± 0,13 °C). Les onze dernières années (2015-2025) sont les onze plus chaudes.
  • Europe (Copernicus) : 10,41 °C, soit +1,17 °C par rapport à 1991-2020.
  • Océans : environ 90 % de la chaleur excédentaire est stockée dans l’océan ; le contenu thermique des 2000 premiers mètres a augmenté d’environ 23 zettajoules (± 8) entre 2024 et 2025.

Causes (selon Copernicus et l’OMM)

L’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, combinée à une capacité réduite des puits naturels à absorber le CO₂, et des températures de surface de la mer très élevées. La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, insiste sur le rôle des gaz à effet de serre.

Précision utile

Dépasser +1,5 °C sur une année ne signifie pas que l’objectif de l’Accord de Paris est franchi : il se juge sur des moyennes de long terme (de l’ordre de vingt ans). Les valeurs 2025 restent toutefois proches de ce seuil, et la tendance de fond est établie.

L’OMM précise que les conditions El Niño, qui avaient fait grimper les températures en 2023-2024, ont cédé la place à des conditions neutres puis à La Niña en 2025 : les deux influences sont donc réelles, selon la période de l’année considérée. Les concentrations de gaz à effet de serre pour 2025 ne sont pas encore publiées ; en 2024, le CO₂ atteignait 423,9 ppm (+53 % depuis 1750), avec la plus forte hausse annuelle jamais enregistrée (+3,5 ppm en un an).

Sources